Tout ce que j'aimais

par

L’existence de liens forts

S’il est vrai que les toiles de fond de l’art et de la psychologie s’entremêlent au fil des pages de Tout ce que j’aimais, le livre traite également d’amitié. En effet, le narrateur relate l’histoire de trois décennies d’une amitié ayant l’art comme point de départ. Il est question de deux couples, d’une part Léo le narrateur et son épouse Erika, d’autre part Bill l’artiste plasticien et sa moitié, Violet, qui partagent en commun tant de choses qu’ils finissent pratiquement par ne former qu’une famille. Il faut dire que leur quotidien rappelle étrangement celui du commun des mortels, notamment en ce qui concerne les progressions individuelles et l’ascension sociale. En lisant l’ouvrage, le lecteur s’aperçoit que le véritable ciment de cette amitié a probablement été la proximité, le fait que les deux couples habitent dans le même immeuble. Cette réalité décrite dans l’ouvrage est également vraie dans la vie de tous les jours. Quand des personnes passent leur temps à se voir, il s’installe entre elles des liens étroits et la qualité de leurs rapports s’en trouve améliorée. Ce n’est donc pas un hasard si l’on a par exemple pour habitude de dire que le contact crée l’amour. Quoiqu’il en soit, il s’est installé entre les deux couples une harmonie telle qu’il était désormais impossible pour eux d’envisager leur existence du point de vue de la singularité : « Plus ma vie se prolonge, plus je suis convaincu que lorsque je dis "je", en réalité je dis "nous" ». Mais la force de cette amitié ne...

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Dissertation à propos de Tout ce que j'aimais