Tout ce que j'aimais

par

La part de psychologie

Chaque écrivain a la latitude de choisir la manière avec laquelle il procédera à l’écriture de son ouvrage ainsi que les axes sur lesquels il faudra insister le mieux afin de lui donner un cachet particulier. Beaucoup optent pour le fait de densifier l’histoire, insistant de ce fait sur les aventures et les rebondissements. La particularité de Siri Hustvedt, c’est qu’elle insiste essentiellement sur la description, mais aussi sur la psychologie de ses personnages. Cette démarche a ceci de particulier qu’elle tient compte de la réalité. En effet, quand un événement survient dans notre quotidien, nous commençons par l’analyser du point de vue de notre être intérieur. D’ailleurs, la vrai vie est plus faite de réflexions qu’autre chose, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour la vie fictive ? Pourquoi un personnage de roman n’aurait-il pas une vie psychique ? Tout ce que j’aimais est un livre dans lequel les pensées des personnages sont disséquées. Certains dialogues montrent d’ailleurs à quel point les questions d’ordre psychologiques sont abordées et sont caractérisés par une pertinence hors du commun :

     « -L'oubli, dis-je, fait sans doute partie de notre vie autant que le souvenir. Nous sommes tous amnésiques. / -Mais quand nous avons oublié, dit Lucille en se tournant vers moi, nous ne nous rappelons pas toujours que nous avons oublié ; par conséquent, se rappeler qu'on a oublié, ce n'est pas vraiment oublier, n'est-ce pas ? ».

            Le lien évident entre la réalité et les évènements rapportés dans le livre prouve bien que quelques fois, la meilleure source d’inspiration...

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Dissertation à propos de Tout ce que j'aimais