Tout ce que j'aimais

par

Les drames respectifs

Une vie n’est pas faite que de choses positives, loin de là. Bien de fois, il arrive que se produisent des événements qui nous ébranlent. Cette réalité est abondamment exploitée par les scénaristes ou écrivains dans leurs histoires, notamment pour présenter l’élément modificateur ou les suites d’actions. Aussi est-il normal de voir poindre dans Tout ce que j’aimais, quelques séquences plutôt tristes. Il s’agit notamment de la mort de Matt le fils de Léo et Erika. Vivre un deuil est une des choses les plus difficiles qui soit. On n’y arrive pas toujours et bien souvent, on a tendance à produire des mécanismes de défense pour s’y faire. L’un des plus courants est l’enfermement dans le travail :

     « Après cette journée en salle de cours, mon chagrin prit un nouveau tour. Il y avait des mois que je vivais dans un état de "rigor mortis" volontaire interrompu seulement par la comédie de mon travail, laquelle ne me dérangeait en rien dans le tombeau que je m'étais choisi, mais je savais, quelque part, que cela devait craquer tôt ou tard. Chardin devint l'instrument de la fêlure parce que le petit tableau m'avait pris par surprise. Je ne m'étais pas préparé à son assaut sur mes sens et je m'effondrai. La vérité, c'est que j'avais évité de revenir à la vie parce que je savais que ce serait atroce. »

            Et de fait, le retour à la vie sera terrible pour Léo car cet événement finira par fissurer puis briser son couple qui était pourtant un modèle de solidité. Le couple de Bill et Violet pour sa part sera confronté aux mauvais comportements de leur fils Marc, véritable icône de la défiance dont les tendances se situent entre délinquance et mythomanie. Un bouleversant parallèle donc qui ne manque pas de faire réfléchir le lecteur, bien longtemps après qu’il ait tourné la dernière page puis refermé le livre.

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