Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites

par

Un happy end ?

La fin peut sembler heureuse car Julia etTomas se retrouvent, et il semble qu’ils vont pouvoir poursuivre leur histoired’amour passée ; cependant, quelques ombres ternissent ce tableauidyllique.

 

A. Laperte d’un père

 

Anthony est retourné dans sa« boîte » et prive ainsi Julia, une deuxième fois, d’un père pour debon. En effet, en revenant dans la vie de Julia, il a permis à sa fille et àlui-même d’apprendre à se connaître, à se comprendre, ils ont partagé degrandes aventures ensemble et Anthony est en grande partie« responsable » du bonheur de sa fille. Cependant, ils n’ont eu quesix jours pour rattraper le passé. S’il n’était pas revenu, on peut penser que Juliaen eût probablement été moins triste car cela faisait déjà dix-huit ans qu’ilsn’avaient plus de contact. Seulement, il est de nouveau entré dans sa vie etl’a entièrement chamboulée, avant de repartir définitivement. Julia va doncdevoir de nouveau avancer sans père dans sa vie, et avancer seule jusqu’àl’autel pour ce mariage qu’elle lui doit. Le « happy end » a donc ungoût amer de ce point de vue.

 

B. Unamant éconduit

 

Si le lecteur est heureux de savoir que Juliaet Tomas ont enfin pu se retrouver après tant d’années, il ne faut pas oublierque Julia était promise à un autre, qu’elle a abandonné après l’annulation deleur mariage, et qu’elle l’a laissé sans nouvelles plusieurs jours avant de luipréférer un autre homme. Ce schéma fondé sur la déception fatale d’un amant rappelled’ailleurs celui du premier roman de l’auteur, Et si c’était vrai…

Nous avons donc cette fois comme ombre autableau un homme malheureux dont le seul amour vient de lui être ravi. Adam nejoue pas de rôle majeur dans l’histoire de Marc Levy, mais le lecteur peutcependant noter qu’il est toujours là pour Julia, qu’il n’hésitera pas à allerjusqu’à Montréal pour la voir et ne s’indignera pas de ses nombreux appelsrejetés sans raison. Dans toutes les circonstances il est là, à ses côtés,jusqu’à ce qu’elle pousse à bout ses limites.

 

C. Desprivations

 

Pour Julia, Tomas a renoncé à beaucoup dechoses. Pour retrouver celle qu’il aime, il va laisser de côté sa vocation dejournaliste et quitter le pays où se trouve son meilleur ami, son amante,toutes ses attaches, et venir vivre auprès d’elle, dans une ville qu’il neconnaît pas,  où aucun visage ne lui est familier.Le bonheur de Julia entraîne donc des manques chez celui qu’elle aime, mêmes’ils sont issus de son propre choix.

Si la fin est heureuse, force est donc deconstater qu’elle ne l’est pas exclusivement, et pas pour tout le monde.

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