Un secret

par

La découverte de la vérité

Nous avons précédemment parlé de l’imagination du narrateur, celle-là même qui le conduisit à s’inventer un grand frère beaucoup plus fort. Mais l’équilibre de son monde allait commencer à basculer quand une série de questions allaient surgir par rapport à son nom.  En proie au doute, il se portera vers son père dans l’optique de découvrir la vérité, mais cette démarche s’avèrera vaine, car son père sera catégorique sur le fait que leur nom n’a jamais connu la moindre modification. Hélas, sur ce point, son père ne lui avait pas dit la vérité, car il finit par être mis au courant par une vieille voisine : « Le lendemain de mes quinze ans, j'apprenais enfin ce que j'avais toujours su. J'aurais pu moi aussi coudre l'insigne à ma poitrine, comme ma vieille amie, fuir les persécutions, comme mes parents, mes chères statues. Comme tous ceux de ma famille. Comme leurs semblables, ces voisins, ces inconnus, dénoncés par la dernière syllabe de leurs noms en sky, en thal ou en stein ». Il comprit alors que ses parents avaient dû changer de nom afin d’échapper aux nazis. C’est une des pages les plus tristes de l’histoire du monde que dépeint l’auteur à travers ce fameux secret. La lecture de l’ouvrage permet, en faisant preuve d’empathie, de comprendre quelles ont été les souffrances des personnes d’origine juive pendant la Shoa, la peur qu’elles avaient dû ressentir, ainsi que les stratagèmes auxquels elles ont dû recourir pour échapper à leurs poursuivants. Mais une partie du secret touchait aux parents du narrateur et à un comportement peu orthodoxe qu’ils avaient eu pendant cette sombre période.

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Dissertation à propos de Un secret