Vers un théâtre pauvre

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Une opposition aux autres formes d’art, et au théâtre de distraction : un théâtre pauvre

Grotowski oppose son théâtre aux autres formes de théâtre, et ensuite à toutes les autres formes d’art, en retenant pour but le théâtre expérimental : aller plus loin que la seule expérience de distraction. Mais pour lutter contre l’avènement des nouveaux médias et de la modernité, le théâtre ne doit pas avoir pour but de distraire mais de rester pur et d’aller au-delà, de constituer une réelle exploration intérieure, et par l’acteur et par le spectateur.

En 1959 il installe à Opole (ville du Sud de la Pologne) ce qu’il appelle le Théâtre des 13 rangs, qui prendra ensuite le nom de Théâtre laboratoire : il file ainsi la métaphore scientifique et médicale, s’écartant de l’art ou de la distraction, en faveur de la découverte de choses nouvelles. Ce laboratoire doit amener des idées nouvelles, un travail différent. C’est réellement un centre de recherche de l’analyse de l’humain.

 

Le théâtre pauvre n’est ainsi pas un inconvénient, il n’est pas un synonyme de lacunaire par exemple, il s’agit d’avant-gardisme, et d’une certaine négation de toutes les valeurs esthétiques et lourdes du théâtre conventionnel pour une plus grande liberté, une plus grande part dans l’imaginaire. C’est plus du dépouillement, et un rejet de toutes les choses jugées superflues pour se centrer sur l’essentiel. C’est ainsi un théâtre très peu matériel, très libre et plus facile à transposer n’importe où. Ce théâtre peut ainsi être joué dehors, dans la rue, dans des salles, etc. L’espace n’y est plus un problème, mais une façon d’appréhender la pièce de manière...

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