Biens culturels

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  • Publié le : 23 décembre 2011
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Il existe une hiérarchie des biens culturels, et certains sont dits plus artistiques que d’autres. Il y a une stratification sociale des goûts. Des auteurs comme Bourdieu ou Passeron vont nous parler de tout cela dans ce texte. Nous allons donc parler des genres musicaux entre la classe populaire et la classe supérieure, puis nous parlerons de la théorie de l’omnivore/univore et enfin pourterminer sur l’éclectisme et la légitimité.

I- Genre musical entre les « populaires » et les « savants »

Nos goûts et nos pratiques culturelles sont déterminés socialement. La différenciation des goûts musicaux met donc en jeu la position sociale, l’origine sociale, le niveau d’études, l’âge et le sexe.
On remarque qu’il y a une forte distinction entre les classes populaires et les classesbourgeoises.
Par exemple, pour la musique de variétés françaises ou internationales on voit que les cadres et les professions intermédiaires sont les plus nombreux à citer ce genre musical. (cf tableau 15) . Parmi les cadres supérieurs il y en a aussi 37% qui écoutent des musiques savantes : classique, opéra. La moitié écoute du jazz, de l’opéra. Pour les ouvriers, seuls 12% écoutent de l’opéra ou duclassique. Chez les cadres ou les professions intermédiaires, l’écoute de musique de variétés est plus porté sur la musique savante que chez les ouvriers ou chez les employés.
Cela vaut pareil en ce qui concerne les diplômes : les sans diplômes écoutent très peu de variétés françaises et encore moins internationales comparé à ceux de l’enseignement supérieur ou les bacheliers. Mais cela estdifficile a interpréter car en France, dans l’enseignement secondaire la musique est très mineure. Parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, la familiarité avec la musique savante apparait beaucoup plus faible au sein des jeunes générations qu’elle ne l’est dans les générations plus anciennes. Les jeunes générations de diplômés vote les variétés, le rock, et les musiques du monde.
Le sexe jouebeaucoup sur les goûts musicaux : les variétés sont plus prononcée chez les femmes que chez les hommes ( les femmes associent la musique au texte, l’homme est plus dans le côté de l’abstraction ) Pour les femmes cela va refléter une écoute posée, douce, calme (accompagnement des tâches domestiques.. )
Pour l’âge : les plus jeunes écouteront plus des variétés internationales. On a donc uneinternationalisation du marché de la musiques populaire. Le rap, la techno sont très liés à l’environnement culturel des jeunes. Pour ce qui est de la musique classique ou opéra ils ne représentent que 4% , 9% avec le jazz .

II- L’hypothèse Omnivore/Univore

Peterson et Simkus apporte une déviation importante par rapport au modèle de la légitimité culturelle en montrant que les classes supérieuresdiplômées ne se distinguent pas seulement des autres catégories par un penchant particulier pour la musique savante mais aussi par l’éclectisme de leurs goûts. Et c’est parmi les classes populaires que l’on rencontre le plus grands nombre d’amateurs exclusifs, dont les « univores » représentent le cas de figure extrême. L’analyse du SPPA montre que ce phénomène tend à s’accentuer avec le temps :les « snobs » qui caractérisent par l’expression d’un goût exclusif pour la musique savante, cèdent le pas aux « omnivores » dont les préférences se portent simultanément sur des genres situés dans et hors du champ de la musique savante. La montée de l’éclectisme est lié au développement des industries culturelles. Mais peut aussi s’interpréter comme un effet de la composition du réseaurelationnel : plus les contacts de l’individu sont nombreux et divers, plus celui-ci est incité à se cultivé. On a un principe de commutativité : les interactions avec les personnes situées au dessous de soi dans l’échelle des statuts sont généralement plus nombreuses que celles que l’on a avec les personnes situées au dessus de soi.
Cette opposition omnivore/univore est un effet du capital culturel....
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