Commentaire texte sartre, "cahiers pour une morale"

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  • Publié le : 9 mai 2010
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COMMENTAIRE SARTRE

Homme = être libre (semblerait) : c'est ce qui le distinguerait de l'animal. Sa cse et sa morale le poussent à être responsable de ses choix ou la liberté doit être postulée si l'on veut que l'action morale ait encore un sens (KANT). Mais homme = animal + déterminé? (De part sa nature sensible) Comment serait-il alors possible de concilier ces deux aspects? N'est-on passoit totalement libre soit totalement déterminé, ce qui rendrait impossible toute conciliation? Tel n'est pas le point de vue de Sartre : l'homme est "totalement déterminé et totalement libre". Sa liberté devient même contrainte, "condamnation". Ainsi, et paradoxalement, selon Sartre, l'homme n'a ni choisi d'être déterminé, ni choisi d'être libre. Et pourtant, sa liberté reste totale : au sein mêmede ce qu'il n'a pas choisi, l'homme peut choisir de se donner les buts qu'il a choisi, et c'est ainsi qu'il fait sien ce qui au départ lui était extérieur, étranger. Cette liberté qui repose ainsi sur des contraintes peut elle être considérée comme totale? Une liberté à ce point assumée en est-elle toujours une? Sartre montre d'abord que la liberté consiste à changer ce qui me détermine enl'assumant (l1-6). Conséquence : ma liberté est l'expression de ma condition, celle d'une double contrainte (l6-14). Cette double contrainte a elle-même pour conséquence une vie harrassante (l14-fin)
Comment comprendre tout d'abord la possibilité d'une liberté à l'intérieur du déterminisme, soit le fait que telle condition au départ donne tel résultat à l'arrivée impliquant une nécéssité conditonnelle.(l1-6)Sartre prend l'exemple de la maladie : pour introduire l'idée de changement : le changement présuppose justement un certain déterminisme qu'il faudrait "assumer". En effet, changer suppose bien un état initial que je m'emploierais à vouloir modifier, un état ne me convenant pas et que pourtant je ne saurais nier. Le nier reviendrait à adopter une attitude "romantique". C'est-à-dire às'imaginer que la réalité qui nous déplaît n'existe pas, pour en inventer une autre, comme en témoigne le roman. D'où l'idée qu'aucune action n'est alors possible sur ce qui ne correspond pas à la réalité. Refuser de voir les choses telles qu'elles sont ne peut déboucher sur aucun changement puisque rien n'est donné, accepté au départ : aucune base sur laquelle fonder mon changement.C'est donc quel'homme doit adopter une autre attitude, plus réaliste, (l2-4) pour faire valoir cette faculté qu'il a de changer, et c'est ce qui fait sa "grandeur". L'h. a une cse et sa grandeur consiste à la faire travailler : qu'elle soit le miroir fidèle des choses qui l'entourent et de lui-même. Cette attitude est donc une exigence, elle devient une "morale." Cpdt, cette attitude n'est pas une fin en soi (l4-6),elle n'est qu'un moyen au service du changement. Ce qui ferait alors la vraie grandeur de l'homme serait de pouvoir ainsi changer ce qu'il lui est donné au départ (ici la maladie non choisie). Il faut reconnaître que certains choix nous échappent, certes, mais cela ne suffit pas. La cse humaine exigera autre chose, elle ne sera pas qu'un miroir, elle sera aussi un moteur d'action, un soucid'efficacité : une action sur ces choix imposés. Sinon, l'homme n'est plus homme. En acceptant passivement ce qui lui est imposé, il ne se distingue en effet de l'animal. La vie du malade doit ainsi rester celle d'un homme avant tout, avec ses exigences d'humanité ("normes"). D'où l'idée qu'il y aurait deux acceptations possibles du déterminisme : une bonne et une mauvaise. La bonne me maintiendraithumain à travers le changement que j'essaierais d'effectuer sur moi -même (et pas seulement sur la maladie, laquelle peut rester inchangée). La mauvaise consisterait en un fatalisme : se laisser conduire par la maladie en ne croyant plus pouvoir faire autre chose (cf Oedipe). Impossible alors de croire encore en une liberté comprise comme licence, absence de contrainte.
Car dès lors, j'apparais...
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