Dissertation

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  • Publié le : 12 avril 2011
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Jean de la Fontaine/ Les obsèques de la lionne

Introduction :

La Fontaine est fabuliste. Il appartient au classicisme. C’est un auteur classique comme Racine, Corneille, Mme de la Fayette. Il est né en Province, il a était maître des eaux et forêts, il aime donc la nature. Mais il a vécu toute sa vie à Paris et notamment à La Cours donc il connait les courtisans et le roi. Il vit sous laprotection des nobles et riches (comme Fouquet). Il sait très bien de quoi il parle quand il évoque la Cours et ses dangers. Il a écrit douze livres de Fables sur environ trente années. Les six premiers livres étaient dédiés au fils du roi et les six autres au Duc de Bourgogne. Ce genre littéraire est un genre ancien, ça vient de l’antiquité grecque. Au Moyen-Age en France dans le roman de« Renart » on reprend le déguisement animateur, pour critiquer la société.

La Fable : Cette fable vient du livre huit. Elle est inspirée d’Abstémius (XVIème siècle). Lors des obsèques de la lionne, le Cerf, un courtisan ne pleure pas. Menacer de mort par le roi, il se sauve par un mensonge (par une fable).

Intérêt du texte : La Fontaine a un objectif classique : plaire et enseigner. Quand il y avraiment une morale, c’est un apologue. Comme ici la fable est un apologue, en vers, parce qu’elle a un douche statut narratif et didactique (enseigner, instruire). C’est donc une argumentation indirecte.

Problématique : Comment la Fontaine concilie-t-il se double objectif ? C’est-à-dire plaire et instruire.

A l’oral : lecture du texte

Annonce du plan :
I. L’art du conteur. Comment rend-ilvivant son récit ?
II. La portée critique

I. L’art du récit

Dans un premier temps, il raconte deux histoires en même temps.
Première histoire : Les obsèques de la lionne (du vers 1 à 16)
Deuxième histoire : Le Cerf qui ne pleure pas (du vers 25 à la fin)
Le fait d’avoir deux histoires créer un effet de surprise. Il y a un retournement de situation entre les vers 35 et 51. On le voit auvers 37 avec « immolé », il veut qu’il soit hué
Il interrompe son récit pour faire ses commentaires personnel par exemple au vers 17 « je définis  ». Du vers 17 à 23, il parle directement au lecteur. L’emploi de « je » montre qu’il s’implique personnellement . C’est une digression.
Une certaine désinvolture dans le récit car il y a un monologue de précision : vers 8 et 28
L’emploidu bref signifie aller à l’essentiel.
De plus il nous introduit dans un monde merveilleux grâce à une petite scène de théâtre, il fait parler les personnages . Il fait parler les morts où les absents, il imagine leur parole ce qui s’appelle une prosopopée, ici la lionne. Il y a également des passages au discours indirect, exemple : vers 6 ; 28 ; 29 On a donc l’impressiond’entendre les personnages. On a également le champ lexical de la parole
L’art du poète est au service de l’art du conteur pour mener l’histoire sur un rythme vif. Cette f able est composé d’octosyllabe et d’alexandrin, il y a donc une alternance. Diérèse au vers 1. Ces vers donnent parfois une impression de prose, grâce aux enjambements et aux rejets ça permet d’enlever la régularité et la monotonie.= enjambement, ils mettent en valeur une idée en début de vers. (vers 3-4 , 8-9 , 26-27). Par exemple vers 27, la cruauté de la reine qui à tuer l’enfant et l’épouse du cerf.
Ligne 31 et 40= rejet, c’est un renvoi qui est cours, il est souvent isolé par un point, un point-virgule ou une virgule.
En même temps il emploi une ponctuation légère et rapide, il y a donc peu de pause. En plusil arrête les phrases en pleins milieu des vers, c’est pour relancer son récit. Cela donne de la rapidité et de la souplesse.

Ainsi la Fontaine capte l’intérêt du lecteur en l’amusant mais l’auteur ne veut pas « conter pour conter » à travers sa fable s’exprime une critique sociale et une morale. Ce qui montre qui est une fable c’est l’art du détour (argumentation indirecte).

II....
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