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  • Publié le : 21 mai 2011
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CALIGULA, SA FAMILLE, SA JEUNESSE Caligula, de son vrai nom Caius César (ou Gaius Cæsar) naquit le 31 août de l'an 12 ap. J.-C, sans doute à Antium. Il était le troisième fils de Germanicus, neveu et fils adoptif du futur empereur Tibère, et d'Agrippine l'Ancienne, petite-fille de l'empereur Auguste.
Détail qui n'est pas sans importance, le petit Caius, descendant direct d'Auguste, se trouvaitégalement être, par sa grand-mère Antonia, l'arrière-petit-fils du vaincu d'Actium, le lunatique Antoine. (Voir Tableau généalogique).Alors que son troisième descendant mâle poussait ses premiers cris (ce ne furent pas les derniers !), Germanicus, l'un des meilleurs soldats de son temps, se trouvait sur les bords du Rhin, fort occupé à guerroyer contre les Germains. Il avait fort à faire : ils'agissait alors de modérer l'ardeur combattive des Barbares qui, sous la conduite de leur chef Arminius, avaient infligé, quelques années plus tôt (9 ap. J.-C.) une raclée historique au général romain Varus et anéanti ses légions. Comme l'heureux nouveau papa ne pouvait en aucun cas quitter son poste, Agrippine, accompagnée de toute sa marmaille (y compris bébé Caius), rejoignit son époux. C'est là,sur la frontière du Rhin, qu'ils apprirent que le vieil empereur Auguste était mort et que Tibère avait accédé au pouvoir suprême. (14 ap. J.-C). Ce décès ne changeait pas grand-chose aux espérances politiques et dynastiques du père de Caligula. En effet, le vieil Auguste avait pris toutes les dispositions utiles pour lui assurer l'avenir le plus radieux. C'était du tout cuit ! En définitive, ceserait lui, Germanicus, fils adoptif et d'ors et déjà successeur désigné de Tibère, qui hériterait de l'Empire si son "père" venait à mourir ou renonçait au trône. Or, le nouvel empereur n'était plus tout jeune (il avait 56 ans), il était usé par des années de vie militaire et, qui plus est, sujet à de fréquentes crises de déprime. Il suffisait donc que Germanicus attende quelques années, voirequelques mois, pour que, sans pleurs ni grincements de dents, le pouvoir tombe, tout chaud tout rôti, dans son assiette ! (Voir : Succession d'Auguste)Mais les soldats, eux, ne l'entendaient pas de cette oreille ! Pour eux, la désignation de Tibère n'était qu'une farce ! On essayait de les lanterner ! Les Sénateurs de Rome avaient désigné un Princeps ? Soit ! grand bien leur fasse ! Mais eux, ilsavaient le droit imprescriptible de choisir un Imperator !
Selon la logique du Principat, cette prétention pouvait paraître légitime : dans le système politique conçu par Auguste (voir ici), le chef politique de Rome, celui que, par facilité, nous nommons "empereur", cumulait (au moins) deux fonctions : il était tout autant le chef du Sénat et du Peuple (Princeps) que le commandant en chef (Imperator)des armées romaines. Pour les soldats, la question de leur bon droit "constitutionnel" ne se posait donc pas. Il s'agissait plutôt d'un problème de "ressources humaines" (comme on dit - fort mal - de nos jours) : ils voulaient que Germanicus ceigne immédiatement le bandeau impérial plutôt que cette vieille ganache blanchie sous le harnais de Tibère. | |
De murmures en récriminations, lasituation se dégrada très sérieusement. Plusieurs légions entrèrent en rébellion ouverte. Les plus excités des soldats offrirent même la pourpre à Germanicus, lui proposant de le mener à Rome afin de l'introniser à la place de son vieux tonton, cet empereur gâteux désigné par des Sénateurs serviles.
Germanicus refusa catégoriquement.
Cela ne refroidit pas les enthousiasmes ! Comme les légionnaires, deplus en plus insistants, de plus en plus nerveux, devenaient menaçants, Germanicus songea à mettre sa petite famille à l'abri en l'éloignant du camp. Les soldats comprirent alors qu'ils avaient été trop loin. Honteux de leur conduite, ils arrêtèrent la voiture qui emmenait Agrippine et ses enfants dans une ville voisine, et, mouillant leurs rudes cuirasses de larmes de repentir, demandèrent à...
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