Le desir en philosophie

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 5 (1064 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 28 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
1] Définitions
- Le désir est la tension vers un objet que l'on se représente comme source possible de satisfaction ou de plaisir. Comme objet, c'est ce à quoi nous aspirons, comme acte c'est cette aspiration même. Le désir a donc souvent été considéré par la philosophie classique comme un problème, sans doute parce que sa nature est contradictoire ou, en tout cas, ambiguë. Quant à ce qui estnécessaire, c'est ce qui ne peut être autrement qu'il est : c'est donc quelque chose d'inéluctable, d'inévitable.
- La volonté : Le courage (thumos) joue le rôle de ce que nous appelons aujourd'hui la volonté. La volonté est cette faculté qui, éclairée par la raison, donne toute sa puissance au désir légitime et s'oppose de toutes ses forces au désir qui ne l'est pas.
- Le nihilisme : Cette volontéde traiter raisonnablement ses désirs ne doit pas être confondue avec les diverses formes de renoncement gratuit, de sacrifice pour le sacrifice, que Nietzsche désigne sous le nom de nihilisme. La morale occidentale, selon lui, s'est singularisée tout au long de son histoire, par un culte gratuit du dépouillement et de la privation. La sagesse du désir a été confondue avec une condamnation detout désir, voire de toute volonté. La sagesse a été transformée en ascétisme : la morale qu'elle fonde est pour Nietzsche une mutilation de l'existence humaine, elle brise la volonté de se dépasser elle-même. La vraie sagesse ne consisterait donc pas à renoncer au désir, mais à en comprendre la nature profonde : non pas réprimer tout désir parce que c'est un désir, mais travailler à comprendre cequi est véritablement désiré et choisir les désirs que l'on veut satisfaire.

2] Pensées de philosophes sur le désir
- Calliclès: dans le Gorgias de Platon, Calliclès prône la satisfaction de tous les désirs dans la mesure où ce serait « beau et juste selon la nature ». Il faut selon lui amasser les désirs, ne pas leur résister, les satisfaire tous autant que possible. Il rejette la tempérance,il rejette le commandement des lois, les discours, la censure, il prône la démesure. Selon lui, seule la démesure des désirs peut rendre heureux.
- Platon : Pour lui, le désir émane d'un manque. Il soulignait cette caractéristique lorsque, dans Le Banquet, il en retrace l'origine à travers le récit mythique de la naissance d'Eros, fils de Pénia (Pauvreté), sa mère, et de Poros (Richesse), sonpère. Entre dénuement et plénitude, le désir est recherche, tout comme l'est la philosophie. Il exprime la nostalgie d'un monde divin et plein. L'âme, prisonnière du corps, doit s'en détacher pour se tourner vers sa véritable patrie, celle des Idées et du Vrai, éternels et incorruptibles.
Platon, dans Le Gorgias compare le désir au tonneau percé des Danaïdes, toujours plein, toujours vide, impossibleà remplir. Mais alors, si nous sommes ainsi condamnés au désir et à l'agitation, comment atteindre la sérénité, c'est-à-dire, pour la philosophie antique, le bonheur ?
Platon décrit l'âme comme divisée en trois parties : la raison (logos), le courage (thumos), et le désir (épithumia). Le désir n'est pas condamné en soi, ce qui est condamnable est qu'il veuille prendre le pas sur la raison etdécider à sa place de ce qui est désirable.
- Spinoza : Plus tard, au XVIIe, Spinoza sera sans doute le philosophe qui affirmera le plus vigoureusement la valeur et la positivité du désir. Au lieu de penser le désir comme subordonné à la valeur de la chose désirée- il y aurait de bons et de mauvais désirs -Spinoza considère au contraire le désir comme producteur de valeur. Il affirme au livre 3 de sonEthique que nous ne désirons pas une chose parce qu'elle est bonne, mais au contraire nous la jugeons bonne, parce que nous la désirons.
- L'épicurisme : Pour les épicuriens, ce dont nous avons besoin, c'est d'une vie réglée, satisfaite de ce que chaque jour lui apporte. Il faut se faire plaisir, mais pas à tout prix. Les épicuriens de mandent un appel à la raison.
- Le stoïcisme : C'est...
tracking img