Philosophie le desir

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  • Publié le : 15 décembre 2011
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La loi

I/ Le droit positif contre la vengeance.

Le droit désigne ce que l’on appelle le « droit positif », l’ensemble des règles et des lois qui organisent la vie d’une société. Le droit positif diffère d’une société à l’autre, et il définit ce qui est légal. Il est constitué contre la vengeance privée.
Le droit est contre-nature, en ce qu’il oppose la force de la loi à la force naturelle.C’est pourquoi ce qui paraît normal en fait (ne pas pouvoir voyager par manque d’argent, par exemple), n’est pas juste en droit (principe d’égalité).

"Du fait même qu'elle est l'action positive d'une volonté particulière, la vengeance devient une nouvelle violation du droit: par cette contradiction elle s'engage dans un processus qui se poursuit indéfiniment et se transmet de génération engénération, et cela, sans limite... (au contraire) Les personnes qui composent un tribunal sont certes encore des personnes, mais leur volonté est la volonté universelle de la loi, et elles ne veulent rien introduire dans la peine, qui ne soit pas dans la nature des choses." Hegel, Principes de la philosophie du droit.

II/ Le droit naturel.

Le droit naturel est une conception idéale du droit, telqu'il devrait être pour être conforme aux exigences d'humanité et de justice. La nature est avancée comme le fondement le plus sûr de la justice. La théorie du « droit naturel » affirme que la nature donne une norme de justice, qu’il existe une loi naturelle qui fonde la légitimité du droit positif. Le droit naturel est fondé en raison sur les droits de l’homme et la morale (La morale est unensemble de principes de jugement, de règles de conduite relatives au bien et au mal, de devoirs, de valeurs, parfois érigés en doctrine, qu'une société se donne et qui s'imposent autant à la conscience individuelle qu'à la conscience collective.)
Les Droits de l’homme, qui incarnent aujourd’hui l’idéal universel de la justice, sont dans le prolongement du droit naturel : « naturels etimprescriptibles », ils sont censés échapper à la volonté des hommes, et s’appliquer en tout temps et à toute société. La déclaration de 1789 proclame les droits fondamentaux de l’individu à la liberté, à l’égalité, à la sûreté et à la propriété, afin de protéger le citoyen contre la tyrannie de l’Etat. La déclaration universelle de 1948 ajoute des droits sociaux, comme le droit à la santé ou à l’éducation, quitraduisent la protection que le citoyen est en droit d’attendre de l’Etat.

"Par Droit et Institution de la Nature, je n'entends autre chose que les règles de la nature de chaque individu, règles suivant lesquelles nous concevons chaque être comme déterminé à exister et à se comporter d'une certaine manière." Spinoza, Traité théologico-politique. 1670.
« Chacun n’est soumis qu’aux limitationsrégies par la loi. » DDHC, article 29, alinéa 2.

III/ Un faux fondement du droit positif : le pseudo droit du plus fort.

•Certains invoquent une justice naturelle contre les lois, comme les Sophistes, contemporains de Platon : dans la nature, est juste ce qui est à l’avantage du plus fort ; or les lois répriment les forts et protègent les faibles, elles sont donc injustes. Ce droit du plusfort est un paradoxe et un sophisme (raisonnement vicieux), car, comme le dira Rousseau, le soi-disant « droit du plus fort » n’est pas du droit, mais un fait. Or le droit redresse les torts produits par la nature ou le hasard : il est juste d’aider les malades ou les handicapés, il est juste d’aider les pauvres aux dépens des riches, il est juste de défendre les faibles contre la violence desforts.

Référence : J-J Rousseau, Du contrat social, 1762.
« Le plus fort n’est jamais assez fort pour être toujours le maître. »
Ce droit du plus fort est un « galimatias inexplicable ».
« S’il faut obéir par la force on n’a pas besoin d’obéir par devoir, et si l’on est plus forcé d’obéir on n’y est plus obligé. On voit donc que ce mot de droit n’ajoute rien à la force ; il ne signifie ici...
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