Le philosophe

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  • Publié le : 9 avril 2010
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Le philosophe – Dumarsais

Il s’agit d’un extrait d’un article de L’Encyclopédie, qui s’intitule : Le philosophe, et qui a été écrit par Dumarsais en 1743. César Dumarsais est un grammairien et philosophe Français, qui appartient au courant des Lumières. Il est l’un des auteurs de L’Encyclopédie (1751-1772). L’encyclopédie est une œuvre majeure du 18 e siècle. Elle a été réalisée sous ladirection de Diderot et D’Alembert (entre 1751 et 1772), ce projet aboutit à la publication de 27 volumes d’articles et de planches sur de nombreux domaines. Cet ouvragé est doté d’une double vocation : Vulgariser les connaissances de l’époque et les faire connaitre à tous (visée universaliste) mais aussi lutter contre les préjugés et ouvrir une réflexion critique, tout en se basant sur lesvaleurs des Lumières : progrès, liberté, Raison … Dumarsais a donc écrit quelques articles dans l’Encyclopédie, dont Le Philosophe, dans lequel il fait un portrait et une défense du philosophe des Lumières. Il s’agit donc d’une définition subjective, à caractère argumentatif et non explicatif. Nous étudierons dans un premier temps l’apologie duphilosophe faite par Dumarsais. Puis, nous analyserons l’opposition constante qui apparait entre le philosophe et le reste des hommes. Nous verrons enfin en quoi cet article est rattaché au mouvement des Lumières.
Tout d’abord, Dumarsais effectue un portrait laudatif du philosophe des Lumières. Il en fait un homme au service du savoir et de la sagesse. Le mot philosophe (7X), occupe ainsiune place prédominante dans le texte. La démarche du philosophe est basée essentiellement sur la démarche scientifique : elle consiste à observer, analyser les faits et rechercher des causes : « démêle les causes » (l3), « infinité d’observations » (l15). Le Philosophe se base sur « la science des faits » (l21), c'est-à-dire des cas pratiques, choses concrètes que l’on peut prouver parl’observation et l’analyse. L’esprit critique et scientifique du philosophe est donc mis en valeur. A la ligne 4, la métaphore suivante : « C’est une horloge qui se monte, pour ainsi dire, quelques fois elle-même. », assimile le philosophe à un mécanisme assez complexe qui agit de lui-même, sans besoin d’une cause extérieure. C’est donc un savant accompli, capable de mettre en œuvre tout seul des moyens pourarriver à la connaissance. Dumarsais effectue donc un retour sui lui-même, pour comprendre son propre fonctionnement, qui se base sur des automatismes de raison et de réflexion, et beaucoup de rigueur et de précision.
Le philosophe est également dépeint comme une personne dont la Raison fait partie intégrante. Celle-ci passe donc avant toute chose : avant la Passion, qu’il parvient à dompterafin de ne pas se laisser pas déborder par le sentiment : « Ainsi il évite les objets qui peuvent lui causer des sentiments qui ne conviennent ni au bien-être ni à l’être raisonnable […] » (l5, 6), « le philosophe dans ses passions-mêmes, n’agit qu’après la réflexion » (l13, 14). La Raison est également mise en avant par rapport à la religion : « La raison est à l’égard du philosophe ce que lapassion est à l’égard du chrétien » (l8).
Enfin, le philosophe est placé ici en tant que guide : il place ses capacités intellectuelles au service des autres. Cela est montré par la métaphore de la ligne 14 : « il marche dans la nuit, mais il est précédé d’un flambeau. » Le flambeau a une valeur symbolique : la raison, le savoir.
Afin de peindre le portrait du philosophe, Dumarsais se base,tout au long du texte, sur un jeu d’opposition avec « les autres hommes »(l1 et l11), qu’il désigne aussi par « le peuple » (16). Il va de cette manière mettre en évidence la particularité et la supériorité du philosophe, qui est radicalement différent par son conduite. Ainsi, le passage s’ouvre de manière explicite sur une opposition (l 1 « les autres hommes », l 2 « le philosophe au...
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