Le sociologue pris en sandwich

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FICHE DE LECTURE

Le sociologue pris en sandwich !

1) L’AUTEUR

Damien CARTRON (nationalité française) est un sociologue au Centre Maurice Halbwachs (CNRS-EHESS-ENS)
Il fait partie de l’équipe de Recherche sur les Inégalités (ERIS) et il était sociologue de 1996 à 2006 au Centre d'études de l'emploi.

Il est :
- Chargé de cours en Sociologie des Organisations depuis 2005 àSup-Télécom
- Chargé de cours en statistique et économétrie depuis 2009 dans le Master SocStat (ENS-EHESS-ENSAE)
- Chargé de cours sur "les nouvelles formes de mise au travail" depuis 2009 dans le master Santé et Sécurité au Travail (Paris XIII-Bobigny)
- Chargé de cours en Théorie des Organisations de 2003 à 2008 à HEC

Ses principales publications sont :
- Organisation et intensité du travail (2006)- Le conflit en grève (2005)
- Temps et travail : l’intensité du travail (2002)

2) INTRODUCTION

Le jeune sociologue Damien CARTRON relate, dans un extrait de la revue de recherche en sciences sociales « Travail et Emploi » n° 94 d’Avril 2003, son observation participative au sein de l’équipe d’un point de vente McDonald’s. Celui-ci s’introduit dans cette chaîne de restauration rapidedans le but d’analyser l’organisation du travail au sein de cette entreprise. Par son étude, D.CARTRON fait ressortir l’existence du Taylorisme dans le management des équipes de cette chaîne de fast-food et met en avant plusieurs aspects de l’Organisation Scientifique du Travail de TAYLOR.
Il se demande ainsi comment le Taylorisme subsiste-t-il toujours à notre époque alors que le monde du travaila évolué en fonction des attentes et des réalités sociales ? En quoi l’organisation du travail chez McDonald’s peut-elle présenter des caractères aliénants et déshumanisants pour les employés ?
C’est ainsi qu’il va tenter de démontrer qu’il faut donc toujours croire en l’existence d’entreprises taylorisées mais en y trouvant des évolutions apportées.

3) RESUME

D.CARTRON pose toutd’abord la base de son étude et part d’un constat sur le « système McDonald’s » : les restaurants franchisés du groupe doivent compter sur une organisation minutieuse des conditions de travail des employés pour atteindre une situation de profit.
Ainsi, un profil type de l’employé idéal est dessiné dans une perspective de productivité et de flexibilité optimum, mais également en fonction de sa situationscolaire et professionnelle.
L’auteur expose ensuite, dans un second temps, les difficultés générales qu’il a pu rencontrer au cours de son étude et la situation globale et environnementale qu’il a du affronter.
Ainsi, D.CARTRON explique que l’observation participante masquée au sein d’un fast-food entraîne une implication presque incontrôlable et une « absence de réflexivité » pour l’observateurqui devient alors lui-même sujet de son étude.
Il observe aussi, point commun qu’il a avec les étudiants employés, que le désir de prendre du recul et mettre des barrières avec ce « petit boulot » se heurte à l’impassibilité et l’incapacité pour le personnel de se distancier complètement de part l’emprise psychologique exercée par le management et les conditions de travail.
Dès le départ,D.CARTRON prévient le lecteur du caractère étouffant et prédominant du système sur la volonté humaine, comme pour aider le lecteur à mieux comprendre voire pardonner ses agissements futurs.

[La mise à l’épreuve de l’observateur]
Afin de réaliser son analyse au plus près de la réalité, D.CARTRON décide de s’engager lui-même dans son étude en revêtant le rôle d’ « observateur participatif ». Ilintègre donc l’équipe d’un restaurant McDonald’s et devient un des équipiers afin d’observer au plus près l’organisation et les conditions du travail de cette entreprise. Selon lui, l’observation participante lui permet de pouvoir ressentir directement sur lui les conditions de travail et ainsi de les intérioriser, de les analyser avec tout son savoir-faire. Il choisit de garder secret son...
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