Quels sont les impacts des crises actuelles du continent africain ?

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  • Publié le : 30 avril 2010
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Bien souvent le terme crise est employé pour parler des problèmes de l’Afrique : crise du Darfour, crise alimentaire en Somalie, crise identitaire, agriculture en crise, etc. De fait, l’Afrique connaît un essor du nombre de crises depuis le début des années 1990, de toute nature que ce soit : regain des conflits armés en Afrique centrale, élections présidentielles ensanglantées au Kenya, faminesrégulières dans la bande sahélienne, radicalisation des Etats musulmans comme la Somalie ou le Soudan, etc. La gravité de ces crises se mesure à leurs impacts plus ou moins profonds et plus ou moins durables. Les impacts des crises actuelles sur le continent africain sont multiformes, préjudiciables à plus ou moins long terme et à des échelles géographiques variables en fonction du type decrises.
Dans une première partie, nous verrons les conséquences directes et les adaptations des Etats africains face aux crises sociales et économiques, puis nous étudierons l’impact des conflits sur les organisations régionales, enfin, nous analyserons les conséquences de l’implication des grandes puissances mondiales dans les crises africaines.
Les crises chroniques ont différentes conséquencessur l’Etat africain : elles créent un contexte économique et social difficile pour les Etats africains et peuvent conduire à une perte de confiance des populations en l’Etat ou à un redressement de celui-ci impliquant le respect de la bonne gouvernance.
L’éclatement de troubles nourrit le contexte économique et social difficile des Etats africains. La récente crise du Kenya (décembre 2007-avril2008) illustre bien les difficultés sociales de l’Afrique. Les bidonvilles de Nairobi concentrent 60 % de la population de la capitale. Le Kenya est au 10e rang mondial des pays qui présentent les plus importants écarts de richesses : 10 % de la population détient 42 % des richesses du pays alors que les 10 % les plus pauvres en possèdent 0,76 %.
Face à des crises multiformes, les Etats africainsrestent impuissants. Les populations perdent confiance en des régimes souvent corrompus et n’hésitent pas à recourir à la violence. Au Nigeria, second pays le plus corrompu du monde, l’élection du président Umaru Yar’uda (avril 2007) s’est déroulée dans un climat de violences qui a fait 200 morts. Au Kenya, la population rend le président Mwai Kibaki responsable de la crise économique etsociale. Sa réélection, en décembre 2007, a provoqué des émeutes postélectorales qui ont fait entre 600 et 1 000 morts.
Conscient de leurs faiblesses, certains Etats africains font de la stabilité politique l’un de leurs objectifs, ils se conforment ainsi aux critères de bonne gouvernance pour prévenir le déclenchement de nouvelles crises. Au Liberia, Ellen Johnson Sirleaf, première femme président enAfrique, réussi à écarter les anciens chefs de guerre du pouvoir. Son engagement dans la lutte contre la corruption lui assure le soutien des Etats-Unis, de la France, de l’Afrique du Sud et de l’ONU et restaure la confiance de la population. Deux semaines après son investiture (16 janvier 2006) elle a limogé la totalité des fonctionnaires du ministère des Finances.
Transition- Les troublesrestent rarement circonscrits aux frontières d’un Etat, ces crises devenues régionales nécessitent une réponse à l’échelle des ensembles régionaux, voire du continent.

La contagion des crises exige la mise en place de politiques africaines globales. A l’échelle régionale, les acteurs des crises entretiennent des situations de troubles durables. Ils nécessitent l’association des pays africains pourpromouvoir des politiques économiques ou de maintien de la paix pour y répondre efficacement.
Les acteurs des troubles : groupes armés, réfugiés … provoquent une déstabilisation durable à l’échelle régionale. La crise du Congo a déstabilisé les six pays limitrophes (Congo-Brazzaville, Centrafrique, Ouganda, Rwanda, Burundi, Angola) pendant 8 ans de 1994 à 2002. L’Accueil dans l’ex-Zaïre des...
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