Les fables

1061 mots 5 pages
Introduction
Nous avons tous en tête des fables de La Fontaine apprises à l'école primaire : « La Cigale et la Fourmi », « Le Corbeau et le Renard », « La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf »… Puis, après quelques années d'oubli, en classe de première les programmes officiels de littérature les rappellent à nous : en effet, quel meilleur exemple du genre de l'apologue que les Fables de La Fontaine ? Et pourtant, si Rousseau ressuscitait de nos jours, il interdirait formellement à son Émile l'accès à nos classes : « Émile n'apprendra jamais rien par cœur, pas même des fables, pas même celles de La Fontaine »… Tout au plus s'est-il permis de les lire lui-même, mais « avec choix… ». Que faut-il en penser ? Les fables seraient-elles nuisibles pour les enfants ? Seraient-elles réservées aux seuls adultes ? Il faut sans doute nuancer la pensée de Rousseau, en accordant que les fables ont de nombreux attraits pour les enfants et qu'il suffit de les manier avec discernement.

I. On peut être d'accord avec Rousseau
1. Une vision souvent pessimiste du monde
Il faut concéder à Rousseau que les fables présentent souvent une vision pessimiste de la vie, qui n'a rien de merveilleux : dans le monde des fables, les Animaux contractent la peste qui les déciment, le Cerf tombe malade (« Le Cerf malade »), le Loup a faim, le Chien est privé de sa liberté et porte les marques du collier… Jean Anouilh, qui lui aussi écrivit des fables au xxe siècle, constate que l'image du monde qu'offrent ses propres fables est marquée par le pessimisme : on y voit que « l'amour n'est jamais partagé ».
2. Les fables consacrent le triomphe de la duplicité, de l'hypocrisie et de la force
Et, quand il ne s'agit plus de simple tableau du monde et de la destinée, mais des rapports sociaux, les fables consacrent le plus souvent le triomphe de la duplicité, de l'hypocrisie et de la force.Chacun y est berné par les plus malins – et le Renard, « vieux routier et bon politique » (« Le

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