Mirofinance

14216 mots 57 pages
Financer la Microfinance pour la réduction de la pauvreté
David S. Gibbons et Jennifer W. Meehan Il ne fait aucun doute qu’il existe une forte demande de services de la microfinance parmi les pauvres. Aujourd’hui plus de dix neuf millions parmi les familles les plus pauvres y ont accès. Ce qui est encourageant parce que ce nombre a augmenté de façon substantielle depuis 1997 lorsque la Campagne du Sommet du Microcrédit (CSM) avait été lancée. Mais c’est aussi intimidant de savoir qu’il y a encore 81 millions de familles très pauvres qu’il faut atteindre avant d’accomplir l’objectif fixé par la Campagne qui est d’offrir des services de microfinance à plus de 100 millions de familles les plus pauvres du monde. Il n’y a pas une pénurie d’institutions de microfinance (IMF), mais la plupart sont petites. Si seulement les 10% des 1.580 IMF de la Campagne qui servent les très pauvres pouvaient être développées pour servir chacune en moyenne 500.000 familles très pauvres, alors le déficit de 81 millions de familles pourrait être surmonté. Beaucoup d’efforts sont en train d’être faits pour développer la capacité des IMF qui ont la vision et la volonté de fournir des services de microfinance à un grand nombre de familles pauvres. De nouveaux outils de gestion efficaces sont créés et disséminés à travers les institutions de microfinance. Les formations sont offertes par le Groupe Consultatif d’Assistance aux plus Pauvres (CGAP) au niveau de ses hubs de formations à travers le monde et par les réseaux des IMF. Très peu de réflexions et d’efforts ont été fais pour rechercher les montants et le type de capitaux qui seraient nécessaires pour développer la prochaine génération des leaders de la microfinance. Le problème n’est pas le manque de fonds de rétrocession, mais les capitaux propres pour aider à les mobiliser—et les financements pour couvrir les déficits d’exploitation inévitables qui sont liés à la croissance. Pour surmonter cet obstacle majeur, un nouveau paradigme de

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