Vida en la frontera

Pages: 6 (1418 mots) Publié le: 10 juin 2012
Dégagez l'intérêt philosophique du texte en procédant à son étude ordonnée:

D’où viennent les idées qui s’échangent? Il ne faut pas croire que la vie sociale soit une habitude acquise et transmise. L’homme est organisé pour la cité comme la fourmi pour la fourmilière, avec cette différence pourtant que la fourmi possède les moyens tout faits pour atteindre le but, tandis que nous apportons cequ’il faut pour les réinventer et par conséquent pour en varier la forme. Chaque mot de notre langue a donc beau être conventionnel, le langage n'est pas une convention, et il est aussi naturel à l'homme de parler que de marcher. Or quelle est la fonction primitive du langage? C'est d’établir une communication en vue d'une coopération. Le langage transmet des ordres ou des avertissements. Ilprescrit ou il décrit. Dans le premier cas, c’est l’appel à l’action immédiate, dans le second, c’est le signalement de la chose ou de quelqu’une de ses propriétés, en vue de l'action future. Mais, dans un cas comme dans l’autre, la fonction est industrielle, commerciale militaire, toujours sociale. Les choses que le langage décrit ont été découpées dans le réel par la perception humaine en vue dutravail humain. Les propriétés qu'il décrit sont les appels de la chose à une activité humaine. Le mot sera donc le même (...) quand la démarche suggérée sera la même, et notre esprit attribuera à des choses diverses la même propriété, se les représentera de la même manière, les groupera enfin sous la même idée, partout où la suggestion du même parti à tirer, de la même action à faire, susciterale même mot. Telles sont les origines du mot et de l'idée.


BERGSON

POUR COMPRENDRE LE TEXTE

La structure en est claire
- lignes 1 à 6: le langage et la société
- lignes 6 à 13: la “fonction primitive du langage”
- lignes 13 à 17: les “origines du mot et del’idée”

Ce qui est moins clair, c’est ce qui fait l’unité du texte. Bergson encadre bien cet extrait par une question et par la réponse qu’il y apporte. Mais comment comprendre qu’à une question qui porte sur l’origine des mots, il apporte une réponse qui passe par la société? Il est clair que le langage est social par vocation, mais les mots?
C’est-à-dire que on ne pouvait pas comprendre cetexte si on n’essayait pas de dégager ce qui fait l’unité de l’argumentation.


ECLAIRCISSEMENTS

Première partie

Remarque: “les idées qui s’échangent” = les idées exprimées dans des phrases, les idées et les mots. A mettre en parallèle avec la dernière phrase.

Un lieu commun qu’il fallait signaler en commençant: le sens des mots est convenu, fruit d’une convention. C’est ce lieucommun que Bergson relativise: les mots ont un sens conventionnel ( = on a décidé par convention arbitraire que tel mot désignerait telle chose), mais en même temps, le plus important, c’est que le fait de parler, lui est naturel à l’homme. .
Démonstration en deux temps:
- d’abord, le fait de vivre en société n’a rien de contingent. L’homme est fait pour vivre en société.Cela n’a rien d’une habitude qui nous viendrait d’on ne sait où. Cela fait partie de l’essence de l’homme, de sa définition (animal politique). On dit bien des fourmis qu’elles sont faites pour vivre en société! Alors pourquoi dire que dans le cas de la fourmi, il s’agit d’un acte naturel, et pas pour l’homme. La société est, paradoxalement, dans sa nature!
- deuxième temps: le langage qui estl’acte social par excellence, est donc lui aussi naturel à l’homme. (ligne 6)

Quelles sont les différences entre une fourmilière et une société humaine? Les activités sociales des fourmis sont pré-programmées, instinctives. Elles n’ont pas à se demander ce qu’elles doivent faire. Peu de variation donc, leur travail en commun ne souffre pas l’innovation. (lignes 4-5)

Transition: comme le...
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