L'évolution du français

Pages: 8 (1892 mots) Publié le: 15 mai 2014
Devoir 1D (10 %)
Mise en situation
Nous avons vu, dans les trois premières leçons consacrées à Descartes et à son siècle, que la faculté rationnelle chez l’homme lui confère une certaine supériorité par rapport à l’animal.
Imaginez que Descartes vit toujours ; vous souhaitez lui écrire une lettre pour lui faire part de votre prise de position concernant la distinction entre l’homme etl’animal. Rappelez-vous qu’à l’époque de Descartes, la lettre représentait le moyen privilégié de communication puisque ni le téléphone ni Internet n’existaient. Jouez donc le jeu !
Tâche
Dans une lettre totalisant 450 mots, vous devez présenter le contexte du 17e siècle, caractériser la pensée de Descartes et développer une position personnelle à partir de la mise en situation présentée ci- haut.N’oubliez pas de lire les extraits de textes portant sur la raison et la passion dans votre manuel de base (chapitre 3) et dans votre Cahier d’apprentissage (leçon 2 et section Extraits de textes complémentaires à la fin du Cahier). C’est un excellent moyen d’enrichir votre réflexion avant la rédaction de votre devoir.
Pour la mise en forme de votre lettre, soit l’inscription de la date, lessalutations d’usage et le niveau de langue, inspirez-vous de celle qu’écrivait Descartes à Élisabeth, et que vous trouverez plus loin.
Il est recommandé de consulter la grille d’appréciation associée à ce devoir afin de prendre connaissance des critères qui serviront à l’évaluer.
Prenez le temps de réviser votre texte sur le plan de l’organisation, de l’argumentation et de la langue.
Bon travail !Question
Adressez-vous à Descartes en répondant à la question suivante : La distinction établie par Descartes entre l’homme et l’animal à son époque est-elle encore valable aujourd’hui ?

Descartes à Élisabeth – Egmond, 6 octobre 16451
Madame,
Je me suis quelquefois proposé un doute : savoir s’il est mieux d’être gai et content, en imaginant les biens qu’on possède être plus grands et plusestimables qu’ils ne sont, et ignorant ou ne s’arrêtant pas à considérer ceux qui manquent, que d’avoir plus de considération et de savoir, pour connaître la juste valeur des uns et des autres, et qu’on devienne plus triste. […] Ainsi je n’approuve point qu’on tâche à se tromper, en se repaissant de fausses imaginations ; car tout le plaisir qui en revient, ne peut toucher que la superficie de l’âme,laquelle sent cependant une amertume intérieure, en s’apercevant qu’ils sont faux. Et encore qu’il pourrait arriver qu’elle fût si continuellement divertie ailleurs, que jamais elle ne s’en aperçût, on ne jouirait pas pour cela de la béatitude dont il est question, pour ce qu’elle doit dépendre de notre conduite, et cela ne viendrait que de la fortune.
Mais lorsqu’on peut avoir diversesconsidérations également vraies, dont les unes nous portent à être contents, et les autres, au contraire nous en empêchent, il me semble que la prudence veut que nous nous arrêtions principalement à celles qui nous donnent de la satisfaction ; et même, à cause que presque toutes les choses du monde sont telles, qu’on les peut regarder de quelque côté qui les fait paraître bonnes, et de quelque autre quifait qu’on y remarque des défauts, je crois que, si on doit user de son adresse en quelque chose, c’est principalement à les savoir regarder du biais qui les fait paraître le plus à notre avantage, pourvu que ce soit sans nous tromper. […]
Et la cause du contentement que l’âme reçoit en ces exercices, consiste en ce qu’ils lui font remarquer la force, ou l’adresse, ou quelque autre perfection ducorps auquel elle est jointe ; mais le contentement qu’elle a de pleurer, en voyant représenter quelque action pitoyable et funeste sur un théâtre, vient principalement de ce qu’il lui semble qu’elle fait une action vertueuse, ayant compassion des affligés ; et généralement elle se plaît à sentir émouvoir en soi des passions, de quelque nature qu’elles soient, pourvu qu’elle en demeure...
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