Ainsi parlait Zarathoustra

par

« Dieu est mort »

La
célèbre phrase « Dieu est mort » employée par Nietzsche est sans
doute sa citation la plus connue et celle dont l’interprétation est la plus
erronée. Sortie de son contexte, cette phrase représente les plus grandes
craintes d’athéisme et d’anarchie morale pour une personne attachée aux
croyances religieuses. Toutefois, il importe de remettre cette déclaration dans
son contexte originel pour mieux l’analyser.

« Lorsqu’il était jeune, ce Dieu
d’Orient, il était dur et altéré de vengeance, il s’édifia un enfer pour
divertir ses favoris.

Mais il finit par devenir vieux et mou
et tendre et compatissant, ressemblant plus à un grand-père qu’à un père, mais
ressemblant davantage encore à une vieille grand’mère chancelante. »

Nietzsche
affirme que le pouvoir du christianisme a été miné par les évolutions de l’ère
moderne. En déclarant que l’enfer de Dieu, c’est son amour pour les hommes,
l’auteur déclare que l’homme se montre sans cesse indigne de l’amour divin.
Ainsi, les valeurs de la société moderne se montrent souvent incompatibles avec
les dogmes religieux traditionnels.

L’auteur
a conscience que ce point de vue ne peut pas être considéré d’un bon œil par
ses contemporains. Et il expose son personnage à la dérision des personnes
auxquelles il annonce la nouvelle de la mort de Dieu.

Toutefois,
il n’est pas question dans Ainsi parlait
Zarathoustra
de prendre la défense de la religion, loin de là. La religion
est perçue dans le récit comme une entrave à l’évolution de l’homme. Il est
impossible pour un homme qui continue de s’accrocher à une croyance en Dieu de
parvenir à l’état de surhomme. Et la religion joue ce rôle d’entrave de façon
systématique.

« Mais maintenant ce Dieu est mort
! Hommes supérieurs, ce Dieu a été votre plus grand danger.

Vous n’êtes ressuscité que depuis qu’il
gît dans la tombe. C’est maintenant seulement que revient le grand midi,
maintenant l’homme supérieur devient – maître ! […]

Eh bien ! Allons ! Hommes supérieurs !
Maintenant seulement la montagne de l’avenir humain va enfanter. Dieu est mort
: maintenant nous voulons – que le Surhomme vive. »

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