Ainsi parlait Zarathoustra

par

Le surhomme

L’être
humain est la conséquence de l’évolution naturelle ; aux yeux de
Nietzsche, l’être humain est simplement une étape au-dessus de l’animal. Il a
beau être doué de la conscience et de l’intelligence, biologiquement, il n’est
que très peu différent des autres animaux qui peuplent la planète. Selon
Nietzsche, il devient impératif pour l’homme de se différencier de l’animal en
aspirant à un état supérieur.

« L’homme est une corde tendue
entre la bête et le Surhomme, – une corde sur l’abîme.

Il est dangereux de passer de l’autre
côté, dangereux de rester en route, dangereux de regarder en arrière – frisson
et arrêt dangereux.

Ce qu’il y a de grand dans l’homme,
c’est qu’il est un pont et non un but : ce que l’on peut aimer en l’homme,
c’est qu’il est un passage et un déclin. »

Nietzsche
introduit dans Ainsi parlait Zarathoustra
la notion de surhomme ou de surhumain. C’est l’état auquel le personnage
principal Zarathoustra aspire à arriver. Il enseigne également à ses disciples à
rechercher cet état psychologique supérieur. Le surhomme est un état de
conscience individuelle, une évolution spirituelle qui se détache de toute
considération supraterrestre.

La
société a de tout temps été influencée par les croyances de la chrétienté, et
les croyances religieuses en général. L’homme continue de croire au châtiment
ou à la récompense divine, et ceux qui s’en sont affranchis s’accrochent à des
concepts de justice qui sont tout aussi superstitieuses et absurdes.

« Le Surhomme est le sens de la
terre. Que votre volonté dise : que le Surhomme soit le sens de la terre.

Je vous en conjure, mes frères, restez
fidèles à la terre et ne croyez pas ceux qui vous parlent d’espoirs supraterrestres
! Ce sont des empoisonneurs, qu’ils le sachent ou non.

Ce sont des contempteurs de la vie, des
moribonds et des empoisonnés eux-mêmes, de ceux dont la terre est fatiguée :
qu’ils s’en aillent donc ! »

Le
surhomme que Zarathoustra encourage ses disciples à devenir serait un homme
libéré d’absolument toutes croyances superstitieuses, afin de prendre
conscience de sa place sur terre. Une fois cet état atteint, l’homme
deviendrait pour le surhomme « une
dérision ou une honte douloureuse ».

De ce
point de vue il y a un parallèle qui se construit entre Nietzsche et son
personnage. De la même façon que Zarathoustra se fait le héraut d’une race de
surhommes censés faire de la terre leur demeure, son auteur s’érige en
pédagogue pour toute l’humanité. Et le message est le même de l’auteur au
personnage.

 

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