Atala

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Résumé

En 1801 est publié pour la première fois Atala ou Les Amours de deux sauvages dans le désert, un roman de François-René de Chateaubriand.

Tragique histoire d’amour sur fond d’encensement du christianisme, Atala met en avant un lien fort entre un autochtone d’un âge avancé, un Indien de la tribu des Natchez, et un jeune Français qui a émigré en Louisiane en 1725, du nom respectivement de Chactas, fils d’Outalissi et fils adoptif de l’Espagnol Lopez, et de René.

Chactas commence à porter René dans son cœur lors d’une chasse au castor. Chactas fait à René le récit de l’amour qui a marqué sa vie lors d’une nuit de pleine lune alors qu’ils se trouvent sur les bords du Meschacebé.

Alors que plusieurs dizaines d’années ont déjà dû s’écouler après ce qui s’est passé, Chactas n’a toujours pas oublié ce qu’il a vécu avec Atala, jeune fille qui a su conquérir son cœur mais de qui il a été obligé de porter le deuil. C’est ainsi qu’il ouvre son cœur à René pour lui conter l’histoire, René qui vient d’un continent où il a déjà vécu auparavant.

Il était encore un jeune homme en ce temps-là, un jeune Indien du haut de ses vingt ans. À cette époque, il est fait prisonnier par une tribu ennemie et fait une rencontre qui va, à jamais, changer sa vie : celle d’Atala, fille adoptive du chef Simaghan.

Malgré les sentiments qu’il éprouve rapidement pour la jeune fille, Chactas n’a pas renoncé à l’idée de s’enfuir, car il est condamné au bûcher. Toutefois, le jeune homme n’accepte pas de s’en aller sans celle qui est également tombée amoureuse de lui, ce qu’elle a finalement accepté. Atala apporte donc son aide à Chactas et ils s’enfuient ensemble. C’est ainsi qu’ils se mettent à vivre seuls.

Chactas et Atala doivent, à un moment, faire face aux intempéries et s’abritent dans la forêt. La jeune fille choisit ce moment pour avouer la vérité à son bien-aimé en ce qui la concerne : Atala a été élevée en suivant la religion chrétienne et elle n’est pas réellement la fille du chef puisque son père biologique est un Espagnol du nom de Lopez.

Plus tard, ils sont recueillis par le père Aubry au sein d’une petite communauté chrétienne ; celui-ci convainc Chactas de se convertir afin de pouvoir les unir. Mais un problème de taille s’interpose. En effet, sa mère a voué Atala à la Vierge dès qu’elle est venue au monde et la jeune fille est convaincue qu’on ne peut rien entreprendre pour rompre cet engagement. Et pourtant, en invoquant la passion légitime, elle aurait pu se désengager, être relevée de ses vœux et accepter Chactas comme époux.

Prise de désespoir, pensant que son amour est voué à l’échec, et ne souhaitant pas aller à l’encontre de son engagement, la jeune fille ne trouve d’autre solution que de commettre l’irréparable afin de ne pas risquer de succomber à la tentation de l’amour. C’est ainsi qu’elle est déjà près de la mort quand le père Aubry et Chactas rentrent d’une visite, car elle s’est empoisonnée. Et pourtant, avant de rendre l’âme, elle apprend qu’il aurait quand même été possible pour elle et Chactas de devenir mari et femme ; elle lui demande alors de se convertir au christianisme dans l’espoir de leurs retrouvailles dans l’au-delà.

Les souffrances d’Atala sont terribles jusqu’à sa mort mais ne semblent pas moins souffrir le père Aubry et surtout Chactas qui sont à son chevet jusqu’à la fin.

Différemment de ce qui devait se faire, Chactas a uniquement enroulé le corps de sa bien-aimée dans du lin pour l’entreposer à l’entrée d’une grotte avec l’aide de l’homme d’Église, le lit de mort d’Atala étant seulement fait de verdures et de fleurs.

On constate dans cette œuvre de Chateaubriand que l’amour peut se présenter sous plusieurs formes. Ainsi, Chactas et Atala, malgré leurs différences raciale et religieuse, se sont aimés d’un amour passionné. Mais on se trouve également en face d’une autre forme d’amour : celle que l’individu éprouve pour son Créateur mais aussi le respect qu’il a de sa religion au point de ne rien placer au-dessus de celle-ci.

Et pourtant, la dévotion totale dont a fait preuve Atala, son souhait de respecter ses vœux, même si elle n’avait pas pris elle-même cette décision initialement, ont constitué un terrible sacrifice pour Chactas ; on sent toute la douleur qu’il a dû ressentir et il affirme à René que ses larmes ne cesseront de couler pour Atala.

Outre la douleur, la colère et la révolte se sont également mêlées dans le cœur de Chactas qui s’est retrouvé séparé de celle qu’il aime avant même que celle-ci ne se tue à cause de la religion, car il s’est trouvé prisonnier de la promesse de virginité qu’Atala a faite à sa mère sur son lit de mourante.

Mais Chactas a disposé du père Aubry pour lui faire entendre raison. C’est ainsi que celui-ci lui fit ouvrir son cœur pour qu’il accepte de comprendre qu’Atala ne savait rien de la possibilité de rompre les vœux et qu’il s’agissait d’une erreur.

Mais encore, l’homme d’Église, qu’il appelle tantôt le missionnaire, le saint ou encore l’homme du rocher, sut apporter la sagesse en réponse à tous les ressentiments du jeune homme qui a perdu ce qu’il avait de plus cher.

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