Atala

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Les scènes de la nature

Dans Atala, la nature est l’essence de toutes choses, le domaine où s’enracine le paganisme indien, et l’endroit symbolique où ce paganisme s’oppose durement au christianisme.

Pour les païens, la nature représente quelque chose de complètement différent : les vierges sont assimilées à des éléments de la flore (fleurs mystérieuses) ou de la faune (colombes). Aussi, les éléments de la nature représentent des totems pour chaque tribu : aigle, castor, tortue, serpent, etc. La nature est la base de leurs croyances, de leurs rituels, de leurs actions. C’est la nature qui les a créés, qui les bénit et c’est la même nature qui les punit.

Pour le chrétien, la nature est un don de Dieu. Terre nourricière et mère protectrice, c’est un cadeau des Cieux sur Terre, qui offre à l’Homme tout ce dont il a besoin pour survivre. Cette même Nature, après avoir fait retentir le chant païen de Chactas pour Atala, fera également résonner le nom de Dieu. C’est la même Terre que le père Aubry métamorphose en eldorado chrétien. Et lorsque cette nature devient la toile de fond de la sainte messe donnée par le père Aubry, elle se synchronise donc à la divinité de son Créateur.

Plusieurs rituels sont inclus dans le récit : l’eucharistie, la messe, les chants de versets bibliques sur la tombe, etc. Chateaubriand prend soin de mentionner tout détail pertinent relevant du christianisme.

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Dissertation à propos de Atala