Calligrammes

par

Case d’Armons

Dans lasection précédente, logiquement intitulée « Étendards », car c’est cequ’on voit en premier lieu quand une bataille s’amorce, la guerre s’approchaitsans vraiment être là. À partir de cette troisième section, la guerre devientla thématique principale du recueil. « Case d’Armons » est aussi etsurtout la section la plus imprévisible de tout le recueil, celle qui présentele plus de diversité formelle, comme si le style éclatait en même temps que laguerre, comme si le chaos envahissait le verbe. Les calligrammes, dans le mêmesens, tendent de plus en plus vers l’abstraction. Le poème « SP »,par exemple, présente des formes mais jamais des dessins.

         Dans cette section, on retrouvepêle-mêle et sans logique apparente les quatre catégories formelles qu’on aidentifiées. On a autant de poèmes en vers libres habituels (par exemple « Guerre », « 14 juin 1915 »), que depoèmes en vers libres où le calligramme surgit sans prévenir (comme dans « Reconnaissance », « Saillant »), et autant decalligrammes absolus typographiés (à l’instar de « Loin du pigeonnier », « SP ») que de calligrammesabsolus tracés à la main (tels « 1915 », « Carte postale à Jean Rayère »).

 

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