Carmen

par

Résumé

Chapitre I

 

Le narrateur est un chercheur séjournant en Andalousie à l’occasion d’un voyage d’étude archéologique. Lors d’une marche, accompagné de son guide espagnol, il rencontre un homme qui ne semble pas être de la région et avec qui il échange. Alors qu’ils reprennent leur marche ensemble, l’homme le conduit vers une auberge pour la nuit. Son guide, qui connaît l’endroit, n’est pas rassuré et pense que leur nouveau compagnon de route est un contrebandier. Le narrateur cependant ne manifeste pas de peur. Il s’avère que l’homme est en effet un contrebandier, du nom de Don José Navarro. Il est recherché par la police espagnole à travers le pays, sa tête étant même mise à prix pour 200 ducats. Mais Don José ne s’en soucie guère et passe la soirée en leur compagnie. La nuit tombée, le narrateur est réveillé par un bruit. À sa fenêtre il aperçoit quelqu’un qui passe dans la pénombre : c’est son guide, Antonio, en chemin pour dénoncer Don José aux autorités. Le narrateur va prévenir le contrebandier, qui part à la hâte ; il semble peu affecté par la situation et quitte le narrateur sans rancune. Les autorités arrivent donc sans trouver le bandit. 

 

Chapitre II

 

Une semaine plus tard, le narrateur se trouve à Cordoba, dans le Sud de l’Espagne. Il y rencontre une jolie fille, une bohémienne du nom de Carmen. Elle prétend avoir des pouvoirs et propose au narrateur de lui dévoiler son avenir. Pour cela, elle l’emmène chez elle. Elle remarque qu’il a une belle montre, sans doute de valeur. Un homme arrive soudain et tente de tuer le narrateur et de voler ce qu’il a sur lui. Mais il s’avère que c’est Don José, qui se souvient du narrateur et le laisse partir. Sa montre, cependant, est passée aux mains de Carmen.

Après une seconde ellipse temporelle de quelques mois, on retrouve la narrateur de retour à Cordoba. Il apprend par les autochtones et les autorités que Don José se trouve en prison pour le vol de sa montre et d’autres méfaits, nombreux, et plus ou moins graves. Le narrateur va alors lui rendre visite avec des cigares. Ce dernier ne demande pas à être aidé mais simplement à pouvoir se confesser. Il demande en outre un dernier service au narrateur : lui apporter un médaillon, celui d’une jeune femme qu’il connaît, à Pampelune, ville assez éloignée de Cordoba.

 

Chapitre III

 

On retrouve le narrateur encore une fois à Cordoue, revenu à la prison, en train d’écouter l’histoire du bandit. Il apprend que Don José, de son vrai nom Lizarrabengoa, est né à Elizondo, au pays basque. Il était brigadier de cavalerie dans l’armée jusqu’à ce qu’il s’attache à une jeune femme, Carmen, une bohémienne. Peu de temps après leur première rencontre, il la retrouve lors d’une dispute entre femmes au cours de laquelle Carmen blesse son adversaire. Il doit donc l’arrêter pour son méfait, mais la bohémienne tente par tous les moyens de s’en sortir. Elle use de ses charmes auprès de lui, ment en disant qu’elle vient de la même région que lui. Il la croit et charmé la laisse partir. Il est ensuite sanctionné par sa hiérarchie, se voit condamné à un mois de prison et perd son poste dans la garde à cheval. En prison, il reçoit un jour, venant de Carmen, de la nourriture où une lime a été dissimulée. N’étant pas décidé à quitter « le droit chemin » tout à fait, il ne tente pas de fuir et attend sa libération.

En sortant, il n’a plus aucun grade dans l’armée. Il va voir Carmen et en tombe fou amoureux. Il fait cependant toujours partie de l’armée et doit faire régner l’ordre, alors que Carmen se sert de son charme pour lui faire oublier les petits méfaits qu’elle commet encore.

Don José perd ensuite Carmen de vue ; il la retrouve à Séville quelque temps plus tard, alors qu’un officier des autorités la conduit en prison. Toujours amoureux d’elle, il ne tolère pas la situation et se bat avec l’officier après l’avoir provoqué ; il le tue. Carmen, reconnaissante de son geste, l’aide à fuir, car tuer un officier des autorités est un crime grave qui lui vaudrait la peine capitale. Il quitte la ville et tournant totalement le dos à son métier d’origine il se joint à un groupe de bandits. Son nouveau supérieur, le chef de la bande, se nomme le Dancaère. Parmi les membres de la troupe se trouve Garcia, le fiancé de Carmen. Alors qu’ils commettent de nombreux méfaits dans la région sans être trop inquiétés, José profite d’une cohue pour tuer Garcia. Le Dancaère pour sa part meurt lors d’un guet-apens ; José lui se retrouve blessé, sans gravité cependant.

Carmen devrait être sienne, mais elle a trouvé un autre amant, un « picador » nommé Lucas. Don José ne supporte plus sa vie, il devient de plus en plus fou amoureux et jaloux. Il propose à Carmen de partir pour l’Amérique où ils recommenceraient leur vie et deviendraient riches, mais elle refuse et lui explique qu’elle ne l’aime plus.

À court d’arguments, malheureux et sans solution, fou de jalousie, il finit par tuer Carmen en la poignardant à deux reprises, alors qu’elle vient de jeter à terre l’alliance qu’il lui a offerte lors d’une altercation qu’ils ont, à une fête de taureaux, à propos de Lucas. Il l’enterre puis avoue tout aux autorités.

 

Chapitre IV

 

Le dernière partie est quelque peu étrange, l’auteur arrête la narration et tente d’expliquer à ses lecteurs ce qu’il sait des bohémiens d’Espagne. Il répertorie alors des informations et des précisions sur leurs mœurs et leur patois. On retrouve ici l’esprit d’historien et de chercheur de Mérimée.

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