Carmen

par

Un amour, une tragédie

L’amour et la passion de Don José pour Carmen sont sans limite, et l’entraînent à pécher en pensée, en parole et en action, afin de la garder pour lui seul. Don José n’a d’yeux que pour elle, et il voudrait également qu’elle n’ait d’yeux que pour lui. Il est possessif et la caractéristique principale de son amour est sa jalousie incontrôlée. Il ne supporte pas que d’autres hommes la regardent ou lui fassent la cour. Les voir tourner autour d’elle lui fait « monter le rouge à la figure » (Chapitre III, p.80). Cet amour démesuré pour elle vire très vite à la violence, et l’on peut anticiper cela lorsqu’il profère : « …l’idée me vint trois ou quatre fois d’entrer dans le patio, et de donner de mon sabre dans le ventre a tous ces freluquets qui lui contaient fleurettes »(Chapitre III, p.80).

C’est de cet amour impartial qu’est dérivé l’aspect tragique ce cette œuvre. Don José est poussé à tuer des confrères, mentir, et trahir son pays pour une seule femme. Il a vendu son âme à sa partenaire de crime, et il invite celle-ci à faire de même : « Changeons de vie, Carmen… Allons vivre quelque part où nous ne serons jamais séparés » (Chapitre III, p.108). Mais lorsque Carmen refuse de le suivre en Amérique, il est désemparé et il la tue. Il sait qu’il devra payer pour tous les crimes qu’il a commis, mais pour lui la peine de mort n’est qu’un raccourci à l’accomplissement de ce qui pourrait être sa destinée, car il est convaincu qu’il retrouvera sa Carmen aux enfers. Et celle-ci le démontre bien en disant : « Je te suis à la mort, oui, mais je ne vivrai plus avec toi ». 

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