Critique de la faculté de juger

par

Entre théologie et science

La seconde grande question dont traite Emmanuel KANT dans « Critique de la faculté de juger » est celle de la téléologie. Quel sens doit-on donner à cette notion ? Pour Kant, elle constitue une idée selon laquelle tout a un but ou une fin. Mais dans quelle discipline doit-on réellement la classer ? Le terme fait penser de par sa prononciation à la théologie, mais il ne faut pas s’y tromper, il n’en est rien. KANT en apporte la preuve quand il dit : « La téléologie n'appartient pas à la théologie, bien que cette dernière puisse en faire un usage important. En effet elle a pour objet les productions de la nature et la cause de celles-ci; et bien qu'elle ait en vue cette cause comme un principe placé en dehors et au-dessus de la nature (un auteur divin), elle sert se faisant la faculté de juger réfléchissante dans l'observation de la nature (pour guider le jugement des choses dans le monde par cette Idée appropriée à l'entendement humain, en tant que principe régulateur) ».

La téléologie n’est donc pas à confondre avec la théologie. S’agit-il alors d’une science de la nature ? C’est encore une réponse négative qui nous est donnée : « La téléologie appartient encore moins à la science de la nature qui a besoin de principes déterminants pour donner des raisons objectives des effets de la nature. On ne gagne rien pour la théorie de la nature ou pour l'explication mécanique des phénomènes de la nature par leurs causes efficientes, lorsqu'on la considère d'après le rapport réciproque des fins. C'est là ce qui n'appartient proprement qu'à la description de la nature qui est établie selon un fil conducteur particulier de la raison mais qui ne donne aucun...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Entre théologie et science >

Dissertation à propos de Critique de la faculté de juger