Critique de la faculté de juger

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La perception, élément de distinction entre le beau et le sublime

Dans une langue, il existe divers registres de communication ainsi que de nombreuses figures de style. Ces dernières tendent à donner soit une représentation péjorative, soit celle méliorative d’une personne ou d’une chose. Il en résulte donc que dans un champ lexical, l’usage de mots différents pour décrire une même chose dénote de la manière dont cette dernière est perçue par le sujet pensant. C’est sur cette base précise que KANT établit la différence entre la notion de beau, et celle de sublime. En effet, pour lui, le beau, c’est l’évidence confrontée au regard d’un point de vu de l’apparence de l’objet. Ce qui veut dire de manière plus simple qu’on ne dit d’un objet, que ce que nous suggère sa vision et rien d’autre. L’unique sens sollicité est la vue à l’exclusion de tout autre. Mais quid du sublime ? S’il est vrai que ce terme renvoie à l’instar de la beauté, au champ lexical de l’esthétique, il existe néanmoins une petite différence, non pas de sens, mais plutôt de degré. Le sublime, est certes beau, mais tellement magnifique que l’on ne peut en appréhender entièrement la portée à l’aune de la seule vision, car il nous touche. Le sublime est si grand qu’un simple regard ne peut en évaluer la grandeur, si immense qu’elle échappe à notre perception. Il conduit à dépasser les simples sensations pour passer à une forme d’admiration révélatrice de l’essence divine de l’homme. L’auteur l’exprime en ces termes : « La diversité des goûts peut s'appliquer à ce qui est agréable, car les sensations sont la source de ce genre de plaisir; mais tous les hommes doivent admirer ce qui est beau, soit dans les...

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