Critique de la faculté de juger

par

L’universalité du beau

L’appréciation que porte le genre humain sur la notion de beauté est la première question abordée par Emmanuel KANT dans son ouvrage « Critique de la faculté de juger ». En effet, une personne qui parle de beauté, donne son jugement sur quelque chose ou quelqu’un. Le jugement en lui-même a une valeur subjective et est très variable d’un individu à l’autre. Il apparait alors impossible d’en démontrer concrètement la valeur, le but des sentiments que porte l’homme sur la beauté étant désintéressé. Par opposition, sur la majorité des autres choses, les sentiments visent à l’atteinte d’un but. Par exemple, la représentation qu’on porte généralement sur le fait de travailler ou gagner de l’argent n’a pour autre but que la satisfaction de besoins individuels. Ceux que l’on porte sur la justice sont en fait sous-tendus par la recherche d’un idéal, d’une morale. Mais que recherche donc le genre humain quand il exprime ses sentiments sur la beauté ? La réponse a ceci d’étonnant que l’homme ne recherche absolument rien d’autre que la beauté elle-même ! KANT s’explique sur cette question dans les termes que voici : «La beauté est la forme de la finalité d’un objet, en tant qu’elle est perçue dans cet objet sans représentation d’une fin ». Kant estime donc que si la beauté est recherchée, elle ne l’est que pour elle-même et non autre chose. Cette conception de l’auteur est partagée par le plus grand nombre et confère donc à la beauté son caractère universel. Il dira en plus dans le même ordre d’idée : « Est beau ce qui est connu sans concept comme objet d’une satisfaction nécessaire ». Il est...

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Dissertation à propos de Critique de la faculté de juger