David Copperfield

par

L'égalité dans le mariage

Dans beaucoup des mariages qui sontreprésentés dans le roman, les deux époux ont un statut égal, c’est-à-dire quel’un ne domine pas l’autre. Par exemple, entre Mr Copperfield et Clara, ilexistait une véritable égalité ; Clara n’était pas inférieure à son mari,il était bon pour elle, lui laissait suivre des cours pour s’instruire, lui alaissé une belle somme à sa mort, etc. Mr et Mrs Micawber sont eux-mêmes trèssoudés. Pour ne pas inquiéter sa femme, Mr Micawber refuse de parler de sesproblèmes d’argent et tente de s’en sortir seul. Quand celle-ci s’aperçoitqu’il vend ses objets à elle, au lieu de s’emporter, elle soutient avec plus devigueur son mari, qu’elle n’abandonnera pas : « Je n’abandonneraijamais Mr Micawber. Le collier de perles et les bracelets que j’avais héritésde maman ont été vendus pour la moitié de leur valeur ; la parure decorail que papa m’avait donnée à mon mariage a été cédée pour rien, mais jen’abandonnerai jamais Mr Micawber. »

Pour reprendre l’exemple des Micawber, leurargent est mis en commun. Quand il n’y a plus d’argent pour l’un, il n’y a en aplus pour l’autre. Cette mise en commun des biens est rare, surtout à l’époque.Cela montre un respect mutuel entre les deux parties.

Mais ces moments d’égalité entre les deuxparties sont rares. L’auteur espère faire ouvrir les yeux au lecteur sur laplace peu enviable qu’occupe la femme. En effet, elle est très vulnérable etsoumise aux caprices des hommes. Par exemple, Peggotty est presque forcée de semarier avec Mr Barkis pour s’assurer un avenir. En effet, il constitue un bonparti et lui fait la cour, elle qui n’a jamais eu de prétendant : « Ceserait un très bon parti pour vous, n’est-ce pas ? dit ma mère. »Bien que l’idée de s’attacher à un homme ne lui plaise guère, elle accepte carClara n’est plus là pour l’employer et il ne lui reste plus grand monde autourd’elle.

Agnès, la future femme de David, se trouve menacéepar l’ambition Uriah qui souhaite l’épouser uniquement pour profiter de lafortune de son père. Or si celui-ci accepte ce mariage, Agnès n’aura pas sonmot à dire et devra se soumettre.

Charles Dickens aborde donc ici le mariage etla place de la femme dans celui-ci, s’interrogeant sur l’égalité qui règne danscette union censée être issue d’un acte d’amour, mais qui est le plus souventarrangée, et source d’iniquités.

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