Des souris et des hommes

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Résumé

L’histoire se passe au début des années 1920, en Californie. George et Lennie sont deux vagabonds. Ils marchent vers une exploitation agricole où ils ont l’intention de se faire embaucher comme journaliers. George est un homme petit, vif, peu instruit mais intelligent. Lennie, pour sa part, est un géant, une force de la nature. Les deux hommes s’arrêtent dans une clairière près d’une mare où ils étanchent leur soif. Leur conversation indique bientôt que Lennie souffre d’un retard mental et que George, sous des dehors rudes, l’a pris en charge car son ami serait incapable se subvenir seul à ses propres besoins. Pour Lennie, tout ce que dit George est parole d’évangile. Il l’écoute attentivement, imite ses postures, essaye de suivre ses consignes à la lettre. Mais il s’avère qu’il en est souvent incapable, et George se plaint de la vie que Lennie l’oblige à mener. Malgré cela, l’affection de George pour Lennie est évidente, et il prend soin de lui comme d’un enfant.

George pousse son ami à se débarrasser d’un cadavre de souris que Lennie conserve dans sa poche pour en caresser la fourrure, obnubilé qu’il est par tout ce qui est doux. Il lui décrit la ferme qu’ils auront bientôt, un paradis où ils n’auront d’autres maîtres qu’eux-mêmes, où ils vivront des fruits de la nature et où Lennie s’occupera de dizaines de doux lapins. Lennie ne se lasse pas d’entendre la description de cet éden. Les deux hommes passent la nuit dans la clairière, sous les étoiles. Enfin, George explique à Lennie que s’ils ont des ennuis et doivent fuir un danger, cette clairière sera leur lieu de rendez-vous.

Le lendemain, les deux hommes arrivent à la ferme. George est formel : Lennie ne doit pas dire un mot, même si on l’interroge directement, de crainte qu’il ne profère quelque énormité qui les ferait chasser. Quand les deux hommes se présentent au patron, George explique que le chauffeur du bus les a lâchés en pleine campagne loin de tout, ce qui est vrai, et que Lennie et lui sont cousins et que le géant est simple d’esprit car il a reçu un coup de pied de cheval autrefois, ce qui est faux. Les deux hommes prennent possession de leurs grabats et font la connaissance de Candy, un vieillard, homme à tout faire qui a perdu une main en travaillant à la ferme. Puis ils doivent faire face à Curley, un homme plutôt petit, aux muscles de boxeur. C’est le fils du patron, et il est odieux, toujours prêt à s’attaquer à plus faible que lui. Il vient d’épouser une femme plutôt jolie et il est fou de jalousie : il est toujours à sa recherche, de crainte qu’elle ne soit en train de flirter avec les hommes de la ferme. De fait, la jeune femme, qui s’ennuie profondément, vient faire du charme aux deux nouveaux. George perçoit immédiatement que cet homme est dangereux, et que sa femme l’est aussi. George prévient Lennie : il ne doit sous aucun prétexte avoir affaire à Curley ni à sa femme.

Alors que les ouvriers rentrent du travail, le lecteur fait connaissance de Carlson, qui possède un pistolet, et de Slim, le chef naturel des ouvriers, conducteur d’attelage sans égal à l’autorité morale incontestée. George et Slim sympathisent immédiatement. Slim offre à Lennie un chiot de la portée que sa chienne vient d’avoir. Lennie est fou de joie et caresse le petit animal inlassablement.

Le lendemain, George décrit à Slim la réalité de sa relation avec Lennie. Il explique que les deux hommes ont dû fuir leur dernier travail car Lennie avait voulu toucher le tissu de la robe d’une femme, et qu’il a été accusé d’avoir voulu la violer. Le soir venu, une pénible conversation a lieu dans la baraque des ouvriers au sujet du vieux chien de Candy : l’animal est aveugle, il est perclus d’arthrose et sent terriblement mauvais. Carlson convainc Candy de le laisser l’abattre d’une balle dans la tête, puisque l’animal est vieux et ne sert plus à rien.

Pendant ce temps, Curley cherche toujours sa femme, et soupçonne Slim d’être avec elle. Candy surprend une conversation entre George et Lennie au sujet de la ferme qui sera un jour la leur. Il les convainc de le laisser s’associer à eux et promet de garder le secret. Pendant ce temps, Curley, furieux, entre dans la baraque des ouvriers et cherche une victime sur qui passer sa colère. Ce sera Lenny : il le provoque, le frappe violemment, le blesse. Le malheureux est terrorisé, et ne réagit que quand George lui en donne l’ordre. Il saisit alors le poing de Curley et, très simplement, lui broie la main. Pour empêcher que Lennie et George ne soient renvoyés, Slim explique à Curley que s’il les dénonce, il se chargera de raconter l’histoire à tous, et qu’il deviendra la risée du pays. Furieux et humilié, Curley promet de se taire.

Le soir suivant, les ouvriers sont partis faire la fête à la ville voisine. Seuls trois d’entre eux sont restés à la ferme : Lennie, Candy et Crooks, ouvrier noir, boiteux, que tous les autres tiennent à l’écart à cause de sa couleur de peau. Mais Lennie se moque bien que Crooks soit noir : il va le voir pour lui parler des lapins qu’il soignera plus tard, puis Candy survient et se mêle à la conversation. C’est la première fois que Crooks participe à une conversation normale depuis des années, et sa méfiance première s’efface devant la joie qu’il éprouve. Mais cela ne dure pas : la femme de Curley survient et flirte avec Lennie. Candy la rabroue violemment et quand Crooks tente d’appuyer ce que dit Curley, elle lui rappelle qu’elle n’a qu’un mot à dire pour que lui, ouvrier noir, soit lynché.

Le lendemain, Lennie est triste : à force de caresses trop appuyés, il a tué son chiot. Il a fait une bêtise et craint que George ne le gronde. La femme de Curley le surprend. Elle flirte avec lui, lui raconte sa vie médiocre et ennuyeuse. Elle qui aurait pu devenir une star de cinéma ! Elle a des cheveux magnifiques et doux, dit-elle à Lennie. Aimerait-il les caresser ? Lennie s’exécute, sans mesurer la force de sa caresse. La femme prend peur, veut crier. De crainte d’être grondé par George, Lennie la fait taire en lui plaquant sa grosse main sur la bouche. Elle panique, Lennie la secoue, si violemment qu’il lui brise la nuque. Il réalise qu’il a fait une très grosse bêtise cette fois ; il s’enfuit. Quand George arrive sur les lieux du drame, il comprend immédiatement ce qui s’est passé. Les hommes de la ferme se rassemblent sous la direction de Curley : Lennie est promis au lynchage. Curley donne un ordre : quand vous le verrez, tirez au ventre.

George se rend immédiatement à la clairière où les deux vagabonds ont étanché leur soif quelques jours plus tôt. Lennie est là, qui déclare à George qu’il peut partir, qu’il ira trouver une caverne pour y vivre. George le calme, l’apaise. Il se met à lui décrire la ferme qu’ils auront, et les lapins dont Lennie prendra soin. Et pendant que l’innocent Lennie rêve de lapins et de douceur, George lui tire une balle dans la nuque avec le pistolet qu’il a volé à Carlson. Quand les autres hommes surviennent, Slim comprend que George a offert une mort propre et digne à Lennie. Quant à leur projet merveilleux, il en va comme des projets que font les souris et les hommes, ainsi que l’a écrit le poète Robert Burns : ils tournent mal, bien souvent.

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