Dialogues de Bêtes

par

La chienne bergère

Personnage central des deux textes les plus graves, elle est la chienne d'un soldat parti pour le front à qui elle révèle d’abord – bien involontairement – l'infidélité de sa maîtresse, et qui l'accompagne ensuite dans l'enfer des tranchées, d'où elle revient traumatisée. À travers le trouble nerveux de l'animal, Colette décrit l'état dans lequel sont revenus la plupart des soldats après le conflit : détruits nerveusement, incapables de vivre normalement dans une société en paix. La bergère décrit les combats sanglants qu'elle a menés aux côtés de son maître : « À mon tour de t'apprendre la bataille, la mienne ! À la gorge, mon Maître ! Là, sous l'oreille, vois comme je fais ! Juste dans la fontaine du sang !». Les descriptions très imagées et violentes voisinent avec l'évocation de la tristesse inquiète de sa vie, emplie d'une angoisse qui « déborde au moindre choc ». « L'amour que je t'ai voué, ô mon Maître, n'a pas fini d'être triste... » conclut-elle.

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Dissertation à propos de Dialogues de Bêtes