Disparu à jamais

par

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Harlan Coben

Harlan Coben est un
écrivain américain né en 1962 à
Newark (New Jersey) aux États-Unis. Il fait ses études secondaires à Livingston
dans le même État puis étudie les sciences
politiques
au Amherst College (Massachussetts), où il appartient à la même
communauté d’étudiants qu’un autre futur auteur à succès, Dan Brown. C’est en
troisième année à l’université qu’il comprend sa vocation d’auteur. Il
travaillera ensuite dans une entreprise appartenant à son grand-père dans
l’industrie du voyage, avant de se consacrer à sa carrière littéraire.

 

Harlan Coben est spécialisé
dans les romans policiers et les thrillers. Ses intrigues, qui se
situent autour de New York et dans
le New Jersey, sont fréquemment
caractérisées par la réapparition
d’événements passés
en lien avec des meurtres ou des accidents graves, à
l’époque irrésolus ou mal interprétés, et qui apparaissent sous un nouveau jour
au gré de plusieurs rebondissements
spectaculaires
.

 

Dès vingt-six ans son
premier roman est accepté par une maison d’édition.
Sans un adieu (Play Dead) paraît en 1990 et fait déjà étalage du savoir de
l’auteur pour nouer une intrigue complexe jusqu’à une résolution finale surprenante. L’histoire tourne autour d’un couple
formé par une femme d’affaires ancienne top model et une star du basket.
Pendant leur lune de miel, David, parti nager, disparaît mystérieusement. C’est
le début d’une enquête pour son épouse qui lui révèlera des secrets de famille
vieux de plusieurs décennies. Les éléments intrigants qui parsèment l’ouvrage
en font un “page-turner”, modèle également des autres œuvres de
l’auteur ; les multiples points de vue par exemple – David apparaît
parfois vivant – favorisent le déplacement du cœur de l’intrigue et l’on
comprend progressivement que la solution aux énigmes se situe bien en amont de
la disparition de David.

Harlan Coben publie deux thrillers au début des
années 1990 puis entame une série de
nouveaux thrillers – sept romans en tout, de 1995 à 2000 –, qui mettent en
scène l’agent sportif Myron Bolitar,
ancien basketteur reconnu dont la carrière a été brutalement arrêtée par un
accident – série reprise en 2006-2011 avec trois nouveaux romans. Dans le
premier tome, Rupture de contrat (Deal
Breaker
), paru en 1995, l’agent
est en pleine négociation de contrat pour son poulain, lequel reçoit parmi son
courrier une revue pornographique dans laquelle il découvre son ancienne petite
amie, disparue depuis des mois, posant nue. Celle-ci est de plus liée à Bolitar
via sa sœur, une romancière que Myron a aimée par le passé et avec qui il doit
renouer, ceci afin de découvrir si tout cela relève d’une technique
d’intimidation de ses concurrents ou de tout autre chose. Ayant également un passé en tant qu’agent du FBI, Bolitar y a gardé de nombreux contacts qui l’aident aussi
tout au long de ses enquêtes suivantes, qui concernent ses clients sportifs.

En 2001
Harlan Coben arrête un temps sa série Myron Bolitar et écrit Ne le
dis à personne
(Tell No One), son premier roman
traduit paru en France, un thriller à la fois tendre et nerveux. En effet le
récit se caractérise par une alternance
de phases lentes et mélancoliques
, autour du deuil du héros, David Beck, un homme plutôt ordinaire ayant perdu
sa femme dans des circonstances atroces huit ans plus tôt, et des phases haletantes de pure action quand il s’agit pour lui de
mener sa propre enquête, qui sera particulièrement éprouvante mais demeurera
obstinée, après avoir reçu un courrier électronique codé et aperçu via une
caméra de vidéo surveillance sa femme qui dans la foule articule face
caméra : « Pardon, je t’aime ». À nouveau l’œuvre fonctionne
comme le type même du “page-turner” :
le lecteur est pressé de résoudre l’énigme, de comprendre ce qui se passe, élabore
lui-même des hypothèses, et l’auteur n’oublie pas de teinter son œuvre d’humour pour que le divertissement soit
total. L’œuvre reste son plus grand succès et a engendré une adaptation cinématographique par
Guillaume Canet couronnée de nombreux prix et qui a elle aussi rencontré un
large public.

En 2002, Disparu à jamais (Gone for Good) repose à nouveau sur la réapparition d’un
personnage, Ken, le frère de Will, lequel avait disparu depuis onze ans, au
moment du viol et du meurtre de leur voisine Julie. C’est la mère des deux
hommes, sur son lit de mort, qui apprend à Will que Ken vit encore. Et dès le
lendemain de l’enterrement de celle-ci, c’est la fiancée de Will qui disparaît soudain.
L’enquête de Will va donc concerner deux personnes dont il est très proche, et
rencontrer des obstacles en grand nombre, dont un antagoniste coriace en la
personne d’un agent un FBI. Les rebondissements se succèdent sur fond d’un jeu
d’identités troubles. Le polar apparaît ici plus noir que dans la série des
Myron Bolitar.

 

En 2011,
Harlan Coben, suivant une mode particulièrement rémunératrice, signe son
premier roman pour jeunes adultes, À
découvert
(Shelter), et entame ainsi la série des Mickey Bolitar. Ce premier tome repose à nouveau sur une
disparition, celle de la petite amie du héros éponyme de la série, neveu de
Myron, qui vient de s’installer chez l’agent sportif après le décès de son père
et en attendant que sa mère ait terminé sa cure de désintoxication. À
changement de public, changement de perspective : l’oncle n’apparaît plus
si sympathique soudain, et au jeune Mickey, en même temps qu’il découvre que
celle dont il s’était amouraché n’est pas celle qu’il imaginait, est révélée
sous un nouveau jour sa propre famille, alors qu’une machination de grande
ampleur se dévoile au fil de ses recherches, dont la ténacité rappelle celle de
l’oncle.

 

Harlan Coben est ce qu’on
appelle un « auteur de polars à
succès 
», qu’il s’agisse des prix
littéraires
reçus – il est le seul auteur à avoir reçu les trois prix
principaux de la littérature à suspense américaine (l’Edgard Award, le Shamus
Award et l’Anthony Award) – ; de sa distribution
à l’étranger
– ses romans sont traduits dans une quarantaine de langues
– ; ou de la quantité de ses ventes :
s
ept romans consécutifs qu’il a écrits, De Hold Tight (2008) à Missing You (2014),
ont en effet figuré dès leur entrée au classement à la première place de la célèbre liste
des meilleures ventes du New York Times
.
Il est d’ailleurs le premier auteur depuis plus de dix ans à être invité à écrire
une fiction en feuilleton pour le journal. Il a en outre écrit des articles pour plusieurs journaux dont
le même New York Times, mais encore Parade Magazine and Bloomberg Views. La parution de ses ouvrages se poursuit à un
rythme effréné et ses livres, tels des films, sont annoncés largement avant
leur parution.

 

 

« La mort est comme un
coup de masse, de la destruction pure. Elle frappe, vous êtes terrassé, vous
vous relevez pour reconstruire. Mais ne pas savoir – le doute, le flou –, c’est
un peu comme l’action des termites ou d’un germe insidieux. Ça vous ronge de
l’intérieur. On ne peut pas empêcher la pourriture de proliférer. On ne peut
pas reconstruire car la mort continuera son érosion. »

 

Harlan Coben, Dans les bois (The Woods), 2007

 

« On dit que vos possessions vous possèdent. C’est faux :
ce sont les êtres aimés qui vous possèdent. Quand on aime, on est otage pour la
vie. »

 

Harlan Coben, Sans un mot (Hold Tight), 2008

 

« Un garçon a de si
mauvaises notes en maths que ses parents décident de l’envoyer dans une école
catholique. Sur son premier bulletin, ils découvrent, stupéfaits, que leur fils
a récolté uniquement des A. Interrogé, il répond : “Quand je suis allé
dans la chapelle et que j’ai vu ce gars cloué sur un signe plus, j’ai compris
qu’ils ne rigolaient pas.” »

 

Harlan Coben, Innocent (The Innocent), 2005

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