En attendant Godot

par

Acte I

Vladimir et Estragon se retrouvent un soir surune route à la campagne, près d’un arbre. Ils attendent un certain Godot avecqui ils ont rendez-vous. Ils ne sont pas sûrs ni du lieu, ni du jour, ni del’heure de ce rendez-vous. Ils ne savent pas non plus ce qu’ils peuventattendre de Godot, à part peut-être d’être accueillis chez lui, car ils sontsans domicile. Ils se retrouvent donc bloqués ensemble à attendre quelque chosede vague : « – Allons-nous en. – On ne peut pas. – Pourquoi ? –On attend Godot. – C’est vrai. »

Pour passer le temps, ils enlèvent ouremettent une chaussure, ils évoquent le passé et l’Histoire sainte, ilsmangent les radis et les carottes qu’il leur reste, et ils envisagent de sependre à l’arbre, mais ils ne savent pas s’il est assez solide pour lessupporter.

La communication entre les héros est siprécaire que la parole apparaît simplement comme le moyen d’instaurer uncontact et de faire durer cet échange. Vladimir et Estragon se renvoient lesmots comme une balle, et leur conversation, si c’en est une, apparaît trèshachée.

Pozzo et Lucky, deux nouveaux personnages,arrivent l’un tirant l’autre par une corde. Pozzo se présente comme lepropriétaire des terres. Il s’achemine vers le marché de Saint-Sauveur pour yvendre Lucky son porteur, mi-bouffon mi-esclave, qui savait aussi danser maisqui ne rend malheureusement plus les mêmes services qu’auparavant. Pozzos’installe pour fumer la pipe, manger et converser. Sur l’ordre de Pozzo quilui demande de penser, Lucky tient un long discours, puis ils repartent.« Estragon : – Alors, adieu. Pozzo : – Adieu. Vladimir : –Adieu. Estragon : – Adieu. Silence. Personne ne bouge. »

Un garçon, envoyé par Godot, vient annonceraux deux compagnons que Godot ne viendra pas ce soir-là, mais sûrement lelendemain. Soudain, la nuit tombe, la lune se lève et l’attente est terminée.

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