En attendant Godot

par

Lucky

Il est l’esclave de Pozzo, dont il porte les sacs et le tabouret. Dans l’acte I, il obéit quand son maître lui ordonne de danser ou de penser pour le divertir. Bien que maltraité, il est content de sa condition et ne cherche pas à se rebeller ou à en finir par la voie du suicide comme Estragon y songe.

Son nom, ironiquement, signifie « Chanceux » en anglais. Mais cela peut avoir un sens plus direct si l’on considère qu’il n’a pas à réfléchir à sa condition, à ses actes, et qu’il peut se reposer entièrement sur son maître pour cela. L’absence d’interrogation et donc de responsabilité serait alors présentée comme une chose « heureuse », et donc digne d’être choisie, du moins capable d’être volontairement embrassée. Cette situation fait écho à la dénonciation de la tyrannie choisie et entretenue par le peuple dans le Discours de la servitude volontaire d’Étienne de la Boétie.

Dans le deuxième acte Lucky est devenu muet alors que son maître est aveugle, et il continue de servir fidèlement ce dernier.

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