Esther

par

Résumé

Prologue

 

            La Piété incarnée rend gloire au roi Louis XIV et à Mme de Maintenon, épouse du roi et créatrice de la Maison de Saint-Cyr, maison d’éducation pour les jeunes femmes nobles sans argent où la pièce est représentée, sur une commande de Madame. L’esthétique de la pièce semble être tout entière contenue dans cette phrase de conclusion : « Tout respire ici Dieu, la paix, la vérité. »

La pièce se passe à Suse, en Perse, dans le palais du roi Assuérus.

 

            Acte premier

 

La pièce débute dans l’appartement d’Esther, épouse d’Assuérus. Elle y retrouve une vieille amie nommée Élise, toute surprise de la voir non seulement vivante mais en outre reine de Perse. Esther lui raconte alors comment elle est parvenue à cet état : Assuérus avait répudié son épouse, Vasthi, et cherchait une nouvelle femme. Toutes les jeunes filles des alentours étaient appelées à postuler à cet honneur. Mardochée, oncle dévoué d’Esther, a envoyé parmi elles sa nièce, laquelle, cachant sa judéité, et donc aussi son lien de famille avec Mardochée, a charmé Assuérus, justement parce qu’elle ne cherchait aucunement à le charmer. Mardochée, depuis lors, continue à l’aider à distance. Il est allé jusqu’à déjouer, à distance, un complot mortel fomenté contre Assuérus. Tandis qu’elle se lamente sur le sort de Sion décimée, Esther avoue qu’elle n’a toujours pas révélé son appartenance à son époux. Ainsi, tout ce qu’elle a pu faire pour son peuple, c’est accueillir un maximum de jeunes femmes israélites en son palais.

            Esther appelle les jeunes femmes israélites, qui composent le Chœur de la tragédie. Elles chantent un cantique, se lamentant sur les malheurs de Sion.

            Mardochée paraît et annonce une terrible nouvelle : Aman, favori d’Assuérus, a conçu un projet d’extermination totale du peuple juif, qu’Assuérus a approuvé. Mardochée demande à Esther de révéler sa judéité à Assuérus afin d’influer sur sa décision. Esther craint d’être exécutée aussitôt par Assuérus, mais Mardochée la convainc d’agir, en lui rappelant que c’est, par piété, ce qu’elle doit faire.

            Esther, après s’être scandalisée du sort réservé à son peuple, prie Dieu de l’accompagner dans cette épreuve.

            Le Chœur, plein d’effroi, chante le massacre sans pitié du peuple juif et annonce en même temps la vengeance prochaine de Dieu.

 

            Acte deuxième

 

            Le second acte se passe dans la chambre où se trouve le trône d’Assuérus. Hydaspe, un officier du roi, apprend à Aman qu’Assuérus a fait un mauvais songe la nuit dernière, et qu’il va consulter tous les devins pour en démêler le sens. Aman s’avoue lui aussi tourmenté, mais par sa haine débordante : il veut la perte de Mardochée, qui se montre insolent à son égard, et c’est d’ailleurs pour se venger de lui qu’il a organisé le massacre total de son peuple. Aman va jusqu’à révéler qu’il a manipulé le roi pour obtenir ce qu’il voulait. Malgré tout, il n’en peut plus que Mardochée soit vivant, et il aimerait, sans oser le demander au roi, pouvoir accélérer le massacre.

            Aman et Hydaspe s’éclipsent quand Assuérus entre, accompagné d’Asaph, un autre de ses officiers. Asaph révèle à Assuérus que le complot plus tôt évoqué, qui visait le roi, a été déjoué par Mardochée. Le roi pense que ce geste prévaut sur la judéité de celui-ci et décide de lui rendre hommage.

            Assuérus demande à Aman de quelle manière il pourrait honorer un homme qui l’a grandement aidé. Aman, pensant que c’est de lui-même qu’il est question, lui suggère d’organiser un somptueux triomphe. À ces mots, Assuérus s’exécute… et demande à Aman, outré, d’organiser le triomphe de Mardochée.

            Esther paraît, très affaiblie, devant Assuérus, qui tente de lui prouver son amour et l’assure être capable de tout faire pour elle. Esther lui avoue qu’elle a une importante demande à lui faire mais qu’elle ne la formulera qu’en présence d’Aman. À cette fin, tous trois se retrouveront à dîner chez elle le soir même.

            Le Chœur, laissé seul, se questionne en chantant sur la tournure que vont prendre les événements.

 

            Acte troisième

 

             Le troisième acte a lieu dans les jardins d’Esther, et dans une partie du salon d’Esther où prend place le dîner. Aman, humilié par le triomphe de Mardochée, et sa femme, Zarès, sont là en avance et se disputent : Zarès essaie de raisonner son époux en lui reprochant son hybris.

            Hydaspe accourt et annonce que les événements risquent de tourner en faveur d’Aman. En effet, les devins ont lu dans le songe d’Assuérus qu’un étranger allait venir et tuer le roi et la reine, ce qui a eu pour effet immédiat de raffermir la méfiance d’Assuérus envers le peuple juif.

            Le Chœur, en ouverture du festin, chante : il blâme le modèle du puissant néfaste, incarné par Aman, puis loue la figure d’un roi sublime, en incitant Assuérus à lui ressembler.

            Esther révèle qu’elle est juive et qu’elle est la nièce de Mardochée. Ce faisant, elle dénonce aussi les manigances d’Aman. Assuérus a honte de s’être laissé manipuler par Aman, et s’absente pour réfléchir.

            Aman, paniqué, jure loyauté à Esther et se convertit au judaïsme. Comme elle ne se laisse pas impressionner, il se jette à ses pieds. C’est à ce moment qu’Assuérus revient et surprend son favori, qu’il fait prisonnier.

            Assuérus donne à Mardochée le pouvoir d’Aman, dit vouloir mettre fin au massacre des Juifs, et promet de révérer le Dieu d’Esther comme s’il était de ses dieux.

            Asaph accourt pour annoncer qu’Aman est en train de se faire torturer par le peuple. Assuérus demande alors à Asaph d’envoyer partout l’ordre de mettre fin au massacre des Juifs.

            Le Chœur chante les louanges de Dieu.

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