François le Champi

par

Isabelle Bigot, La Zabelle

Isabelle Bigot est la mère adoptive de François au début du roman, une vieille femme qui fait preuve d’humanité envers François et qui participe à son bon développement : « une vieille fille de cinquante ans, aussi bonne qu’on peut l’être pour les autres quand on n’a rien à soi et qu’il faut toujours trembler pour sa pauvre vie. » Cependant, sa situation financière ne lui permet pas d’assurer une bonne santé à l’enfant, souvent malade.

Ainsi, elle accepte de bon cœur l’aide que Madeleine lui propose, dans le souci de procurer à François des conditions de vie meilleures. Cependant, elle se voit devenir l’objet d’un chantage de la part de Cadet Blanchet, le meunier, mari de Madeleine. En effet, il est le propriétaire de la maison qu’elle loue, et irrité par la relation privilégiée entre sa femme et le Champi, exhorté par sa maîtresse, il fait pression sur la Zabelle, menaçant de l’expulser si elle n’envoie pas son fils adoptif à l’hospice. Elle se voit donc contrainte de se séparer de l’enfant.

La Zabelle représente donc dans le roman l’injustice qui s’attache aux personnes qui portent secours à ceux dont personne ne veut. Son affection pour François lui vaut d’être malmenée par Blanchet, et elle est vue comme peu fréquentable par les autres villageois. La seule solution qui lui est offerte est de se séparer de l’enfant.

 

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