François le Champi

par

Madeleine

Madeleine est la femme du meunier Cadet Blanchet. Elle n’est en rien comparable à son mari cruel, volage, et imbécile. La jeune femme est compréhensive, honnête, travailleuse, et fait preuve d’une rare empathie et d’une grande générosité, particulièrement envers François qui n’a que rarement bénéficié de la sympathie des autres : « Madeleine Blanchet n’était ni grande ni forte. C’était une très jolie femme, d’un fier courage, et renommée pour sa douceur et son bon sens. »

Émue par François, qu’elle constate faible et malade au début du roman, elle comprend bien vite qu’il n’est pas foncièrement faible ou mauvais, comme le veut la réputation que l’on accorde la plupart du temps aux « champis ». Son caractère bon et compatissant se double d’une finesse d’esprit et d’une compréhension qui échappent à la Zabelle. C’est là la raison principale pour laquelle elle consent à laisser la femme du meunier s’occuper de lui. Elle parvient à rassurer ainsi la Zabelle à la fois sur le bon travail qu’elle a effectué sur François, et sur la valeur réelle de celui-ci, en observant simplement la bonne volonté dont l’enfant fait preuve : « – Parce qu’on les rebute et parce qu’on les maltraite. Si celui-là est bon, c’est que vous êtes bonne pour lui, soyez-en assurée ».

Après que son cruel mari, sous l’influence de son autoritaire mère, oblige Isabelle Bigot à se séparer de François, Madeleine continue de lui rendre visite et devient peu à peu, malgré bien des années d’écart, tout d’abord un substitut de mère, une institutrice, puis une partenaire amoureuse. Des mères qu’il a eues, François le Champi qualifie Madeleine comme étant « la meilleure des trois ». La confusion entre amour maternel et amour conjugal devient si floue à la fin du roman que protégé et protectrice s’épousent.

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