Kamo l’agence Babel

par

Daniel Pennac

Daniel Pennac – né Daniel Pennacchioni – est un écrivain français né en 1944 à Casablanca au Maroc, d’un père polytechnicien, officier dans l’armée coloniale, que la famille suit au gré de ses déplacements, que ce soit en Afrique, en Asie ou en Europe. Même si enfant, Daniel Pennac connaît de douloureuses difficultés scolaires, notamment lors de son apprentissage de l’écriture, son père lui transmet le goût de la lecture, qu’il cultive à l’internat où lire, activité interdite, constitue même un geste subversif, puis pendant son service militaire. Grâce à la lecture il parvient à surmonter ses difficultés et poursuivra des études de lettres à Nice jusqu'à l’agrégation. Il commence à enseigner le français en 1969, en collège comme en lycée, d’abord à Soissons (Picardie) puis à Paris.

Daniel Pennac entreprend le monde des lettres avec un essai qu’il publie en 1973 ; Le service militaire au service de qui ? constitue un pamphlet dénonçant les mythes liés à cette étape imposée aux jeunes gens. C'est à cette occasion qu’il raccourcit son nom et adopte le pseudonyme de Pennac pour ne pas nuire à son père militaire.

En 1985, il fait paraître le premier tome de la saga des Malaussène qui va le rendre célèbre, dans la Série Noire de Gallimard. Le lecteur découvre dans Au bonheur des ogres Benjamin Malaussène, personnage sympathique qui, sachant mieux que quiconque éveiller la compassion, travaille comme bouc émissaire au service réclamation d’un grand magasin, son caractère menant les clients, décontenancés, à abandonner leurs plaintes. Il est en outre l’aîné d’une tumultueuse famille dont la mère disparaît régulièrement avec ses amants, ne revenant que pour grossir les rangs d’un nouveau-né. Dans ce premier tome, l’art de Malaussène de s’attirer des ennuis et de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment lui vaut d’être suspecté de faire exploser des bombes dans le magasin. C’est un univers baroque que crée Daniel Pennac ; par ce récit qui grouille de personnages secondaires pittoresques et de digressions, il impose un ton original, qui oscille entre la cocasserie et l’humour noir. Inscrivez-vous pour continuer à lire  >


Dissertation à propos de Kamo l’agence Babel