L'adversaire

par

L’émotion et l’incompréhension palpables

L’indifférence ne saurait être de mise face à une histoire aussi terrible. L’idée même de la mort horrible des victimes aspergées d’essence et brulées au même titre que la maison a quelque chose de pathétique. En comparaison, la tentative ratée de suicide de l’accusé paraitrait presque risible. Ce fait divers tient de l’abomination et a dû être source de traumatismes pour beaucoup de personnes, notamment pour celles qui connaissaient les victimes. L’auteur évoque d’ailleurs ce qu’a pu ressentir la mère de la victime : « Quand on est arrivé à l'autopsie de sa fille et de ses petits-enfants, la main crispée qui serrait devant sa bouche un mouchoir roulé en boule s'est mise à trembler un peu. J'aurais pu, en tendant le bras, toucher son épaule, mais un abîme me séparait d'elle, qui n'était pas seulement l'intolérable intensité de sa souffrance. Ce n'est pas à elle et aux siens qui j'avais écrit, mais à celui qui avait détruit leurs vies. » Il ressort de cela que l’auteur peut-être été à certains moments assaillit par le remords car sa démarche tendait à le rapprocher d’un criminel. Mais il est admirable de voir le résultat qu’a pu donner son détachement, car il a pu avoir d’importantes informations sur l’affaire.  

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Dissertation à propos de L'adversaire