L'appel de la forêt

par

La mise en parallèle de deux mondes

En confrontant le parcours d’un chien, son incursion dans une vie totalement nouvelle, et le monde des hommes dans lequel il évolue, Jack London semble interpeler le lecteur et l’inciter à observer un parallèle entre ces deux civilisations, canine et humaine.

Tout d’abord, le lecteur peut être choqué par la dure réalité de la vie au sein de la meute. La loi du plus fort qui y règne, les conditions météorologiques atroces que doivent traverser les chiens de l’attelage au péril de leur vie, le manque total de tendresse entre eux quand ils se mordent les uns les autres pour s’exhorter à accélérer, et le caractère indissociable du couple respect-crainte, dressent en apparence un portrait peu flatteur de cette vie animale. Le lecteur associera ce mode de vie à celui propre aux animaux, pensant sans doute que l’humain ne pourrait jamais se comporter de cette manière.

Or, Jack London montre bien vite que l’homme peut se comporter, à son échelle, de manière aussi sauvage que ses chiens. En effet, l’auteur multiplie les évocations de la violence humaine : le caractère affreusement agressif de Hal qui roue de coups les chiens pour les obliger à avancer peut tout aussi bien s’assimiler aux coups de crocs de Dave dans l’arrière-train de Buck lorsque celui-ci ignore encore...

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Dissertation à propos de L'appel de la forêt