L'appel de la forêt

par

Le regain de l’instinct primitif

Si Buck finit, à la fin du roman, par retrouver son état ancestral de chasseur en se faisant accepter par une meute de loups, le processus est toutefois progressif et lent, et nécessite toutes sortes d’étapes intermédiaires.

À l’origine, l’instinct de Buck est totalement annihilé par la vie qu’il mène aux côtés du juge Miller. En plus de ne pas craindre chaque jour pour son gîte et sa pâtée, Buck vit dans l’environnement chaud et sec de la vallée de Santa-Clara, et il ignore ainsi tout des rigueurs qui peuvent sévir au nord du continent. Il est également tout à fait ignorant de ce qui peut exister à l’extérieur, qu’il y a une autre vie hors les murs du luxueux « home » de Santa-Clara, et qu’elle est bien loin d’égaler ses confortables heures écoulées en compagnie du juge Miller. Cependant, si son instinct de chasseur est dissimulé dans le confort et la chaleur, certaines caractéristiques du chien montrent qu’il n’a pas totalement disparu ; en effet Buck demeure protecteur et attentionné envers les filles de son maître, et règne sur les autres chiens, davantage, il faut bien l’avouer, grâce à son charisme unique en ces lieux qu’à une véritable compétition canine.

Cependant, après avoir vendu par le traître Manoël, les épreuves commencent pour Buck et...

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