L'appel de la forêt

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Résumé

L’action se déroule dans les années 1890 en Amérique du Nord, pendant la ruée vers l’or dans le Klondike. Buck est un grand chien issu d’un Saint-Bernard et d’une chienne berger d’Écosse. Le massif animal mène une vie calme et préservée de gros chien choyé dans la vallée de Santa Clara en Californie dans la maison du juge Miller.

Malheureusement, les chiens sont un bien précieux qui s’achète à bon prix, car on a besoin de puissants chiens de traîneau en Alaska, où se déroule une incroyable ruée vers l’or. Ainsi, un jour, Buck est emmené par le jardinier de la famille et enfermé dans une cage. Il a beau aboyer et tenter de mordre, rien n’y fait : la caisse est placée dans un train, et le pauvre animal est arraché à sa vie de tranquille paresse pour un enfer dont il ne soupçonne pas l’existence. Il va faire connaissance avec un monde où la violence est la règle.

Après deux jours d’un voyage pénible qui l’emmène de la Californie à Seattle, près de la frontière canadienne, sans manger ni boire, il est fou de colère et de souffrance ; aussi, quand la porte de la cage s’ouvre, il se jette sur l’homme qui se trouve face à lui. Cet homme va lui donner une terrible leçon ; très calmement, sans un mot, à l’aide du gourdin qu’il manie, il bat le chien comme plâtre, sans merci, brise chacune de ses attaques par un coup d’une violence inouïe, et ne s’arrête que lorsque Buck est étendu à terre, inerte. Alors l’homme se penche vers lui et nourrit et abreuve le chien brisé. Buck n’oubliera jamais cette leçon : ne jamais attaquer un homme porteur d’un bâton.

Avec d’autres chiens, Buck est vendu à deux hommes, deux Canadiens, François et Perrault. Les deux hommes embarquent leurs chiens sur un bateau en route vers le Grand Nord. Dans la cale, Buck vit avec d’autres chiens destinés comme lui à tracter les traîneaux sur les pistes du Klondike. Il y a là Curly, une gentille chienne terre-neuve ; Spitz, un chien puissant mais fourbe ; et Dave, qui ne demande qu’une chose : rester seul. Quand les chiens tentent de régler une querelle entre eux par un combat, le fouet de François ou de Perrault met bon ordre parmi eux.

Quand le bateau accoste à Dyea, Buck entre dans un monde nouveau, dur et cruel, où règne la loi du bâton et de la dent. Il connaît depuis peu celle du bâton, il découvre celle de la dent quand la trop gentille Curly est mise en pièces par les autres chiens. Buck apprend là une nouvelle leçon, la première de toute une série, car il découvre ensuite la neige, le froid, apprend à dormir dehors, à défendre sa nourriture contre les autres chiens. Les règles des attelages de chiens de traîneau lui sont révélées ; une stricte discipline y est respectée, sous le commandement du chien de tête. Et le chien de tête, c’est Spitz. D’autres chiens s’ajoutent à l’attelage parmi lesquels Sol-leks, un husky expérimenté et borgne.

L’entraînement sous la direction de Perrault et François se poursuit, et bientôt l’attelage s’élance sur les pistes glacées. Jour après jour, le traîneau glisse sur la neige, dans un froid polaire. Les deux hommes prennent soin des chiens et font régner une dure mais prompte justice. Les muscles de Buck durcissent, les coussins de ses pattes s’épaississent, et, peu à peu, il découvre le plaisir que procure le travail qui lui est imposé. La joie de vivre dans des conditions rudes mais saines éveille en lui des instincts primitifs oubliés, enfouis sous les strates de la civilisation. Au fil du temps, son ascendant sur les autres chiens s’affirme et sa rivalité avec Spitz grandit, jusqu’à ce soir où les deux chiens se battent à mort. Buck a le dessus et prend la place de meneur de l’attelage.

Arrivés à Skagway, les chiens sont confiés à un métis qui assure le service de la poste. Le travail est éreintant mais plaît à Buck, qui sent revivre en lui l’esprit de ses ancêtres primitifs, compagnons de l’homme depuis la nuit des temps. Le traîneau transporte de lourdes charges vers les camps de mineurs, et il n’est pas question de s’arrêter. Les conducteurs ne sont pas cruels avec les chiens, mais se montrent durs avec eux comme avec eux-mêmes. Le prix à payer est cependant une insurmontable fatigue pour les chiens, qui se traduit par des blessures et un épuisement mortel, jusqu’à ce jour où Dave, malade depuis plusieurs jours, refuse pourtant de céder sa place dans l’attelage, malgré la souffrance. La pauvre bête doit finalement être abattue.

De retour à Skagway après un voyage de mille deux cents miles, l’attelage est vendu à deux hommes, Hal et Charles. Ce sont des « gens du Sud », des pionniers amateurs venus tenter l’aventure de l’or avec Mercedes, sœur de l’un deux et épouse de l’autre. Les bêtes sont harassées, mais doivent repartir après deux jours de repos seulement. C’est l’enfer qui les attend. Hal et Charles ne connaissent rien au milieu naturel qui les entoure, et Mercedes croit pouvoir encore jouir des avantages qu’offre un milieu civilisé. Le traîneau est chargé en dépit du bon sens, les chiens nourris de façon stupide, les disputes entre Hal, Charles et Mercedes empêchent toute progression régulière de l’attelage. Épuisés, les chiens meurent l’un après l’autre. Jusqu’au jour où le traîneau fait son entrée dans le campement de John Thornton. C’est un chercheur d’or dont les pieds ont gelé. Ses compagnons l’ont laissé là, confortablement installé, et viendront le chercher au printemps. C’est là que Buck refuse de se lever : il ne tirera plus l’attelage. Hal donne du fouet, puis du bâton, rien n’y fait. Il va s’acharner sur Buck quand Thornton tranche les liens qui attellent Buck au traîneau. Il sauve Buck des coups, mais ne parvient pas à sauver les êtres stupides et obstinés qui mènent l’attelage à sa perte : malgré les conseils de Thornton, le traîneau s’engage sur la rivière, et la glace fragile cède. Tous sont engloutis.

Une merveilleuse histoire commence alors. Au contact de son nouveau maître, Buck découvre la dévotion qu’un chien peut éprouver pour un homme. Dans le campement de John Thornton et de ses deux compagnons, pas de coups, pas de fouet, pas de cris : c’est l’amitié qui règne entre hommes et chiens. Une complicité totale, une confiance absolue, un amour inconditionnel, c’est cela qui grandit et fleurit entre le chien et le chercheur d’or. Thornton a sauvé Buck, et le chien sauve l’homme de la noyade quand il tombe dans la rivière. Buck donne tout pour son maître, ses forces grandissent encore, et ses hauts faits, comme la charge d’une demi-tonne qu’il parvient à tracter pour son maître, deviennent légendaires dans le Klondike.

Un jour, Thornton et ses compagnons se mettent en quête d’un gisement mythique, loin vers le Nord. Ils le trouvent et s’installent dans les environs. Buck ressent alors une étrange sensation, il entend un appel qui l’attire loin de son maître vénéré. Le soir venu, il s’élance dans la forêt, où il rencontre un loup, avec lequel il parvient à tisser des liens d’amitié. Buck découvre la joie de la chasse, le plaisir intense que le chasseur éprouve quand il attrape et tue sa proie. Ses fugues sont de plus en plus longues. Jusqu’à ce jour où il rentre au camp et découvre une scène de désastre : Thornton et ses compagnons ont été massacrés par une bande d’Indiens Yeehats. Buck se tourne alors définitivement vers cet appel sauvage venu de la forêt. Le chien du juge Miller n’est plus ; chez Buck, un instinct primitif est revenu à la vie.

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