L'appel de la forêt

par

Une vie placée sous le signe du rapport de force

Buck découvre au fur et à mesure que la survie répond à une règle simple : « la loi du bâton et de la dent » (qui constitue le titre du deuxième chapitre). Être le premier à se nourrir, à se servir dans la gamelle des autres animaux, à abattre l’adversaire, telle est la ligne à suivre pour tenter de se tailler une place dans le groupe et survivre.

En effet, la vie du groupe de chiens de traîneau, sous tous ses aspects, est régie par la lutte pour la domination : Billee, qui fait sans cesse preuve de condescendance envers les autres chiens, ne parvient qu’à s’attirer les coups de crocs agressifs de Spitz ; Curly, qui tente de séduire un chien esquimau, trouve une mort affreuse, mise en pièces par le restant de la meute. Ainsi, Buck assimile rapidement ces leçons et commence à gagner le respect des autres chiens, et ce par la crainte, notamment, lorsqu’il remporte un duel sur Spitz et le tue. Montrer que l’on est le plus fort, le plus puissant, est donc une lutte de tous les instants. Et la hiérarchie ne s’étage pas dans la meute, car il n’y a que la loi du chef et des autres qui ait une quelconque valeur.

La domination passe également par la stature, car au sein du groupe, le chien dominant doit être le plus fort physiquement, celui qui...

Inscrivez-vous pour continuer à lire Une vie placée sous le signe du rapport de force >

Dissertation à propos de L'appel de la forêt