L'attentat

par

Une œuvre qui ne prends pas parti

Yasmina Khadra a décidé d'écrire sur ce thème, mais n'y prend aucun engagement radical. L’auteur montre à travers ses personnages des points de vue différents et compréhensibles. Amine privilégie le bonheur qu'il a enfin obtenu, sa réussite sociale dans un pays qui lui était pourtant étranger et hostile, avec sa femme et son travail à l'hôpital. De son côté, Sihem ne peut rester sourde à la souffrance de son pays natal et semble se sentir coupable d'avoir un bonheur exceptionnel, alors que ses compatriotes sont dans la souffrance. Elle l'explique dans sa courte lettre et donne ainsi la raison qui la bloquait pour construire une famille, avec des enfants. L'auteur n'écrit pas pour donner raison à l'un ou à l'autre, tout comme Amine ne souhaite pas une vengeance dans sa recherche de la vérité :

« Je ferai très attention, lui promets-je. Je n'ai pas l'intention de me venger ou de démanteler de réseau. Je veux juste comprendre comment la femme de ma vie m'a exclu de la sienne, comment celle que j'aimais comme un fou a été plus sensible au prêche des autres plutôt qu'à mes poèmes. »

Par cette intrigue, il nous démontre également que les malheurs n'arrivent pas toujours qu'aux autres.

« Elle est morte pour les autres... Pourquoi elle ?... Pourquoi pas elle ? Pourquoi veux-tu que Sihem reste en dehors de l'histoire de son peuple ? Qu'avait-elle de plus ou de moins par rapport aux femmes qui s'étaient sacrifiées avant ? C'est le prix à payer pour être libre... Elle l'était. Sihem était libre. Elle disposait de tout. Je ne la privais de rien. La liberté n'est pas un passeport que l'on délivre à la...

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Dissertation à propos de L'attentat