L’Éducation sentimentale

par

Frédéric Moreau

Il est présenté au début du roman comme un jeune homme qui a la vie devant lui. Quasiment rien n’est dit sur son physique. Mais il a pour lui une modeste fortune et une éducation bien faite. Son manque de caractère est cependant son trait le plus marquant.

Frédéric Moreau a mené sa vie dans une demi-mesure, sans avoir de passions autres qu’improductives. Il se rendra compte à la fin du roman qu’il a existé sans n’avoir jamais rien accompli ; sa fortune est alors dilapidée, ses rêves soufflés.

 « Il conservait ses projets littéraires par une sorte de point d’honneur vis-à-vis de lui-même. Il voulut écrire une histoire de l’esthétique, résultat de ses conversations avec Pellerin, puis mettre en drame la Révolution française et composer une grande comédie, par l’influence indirecte de Deslauriers et de Hussonnet. Au milieu de son travail le visage de l’une ou l’autre [de ses maîtresses] passait devant lui ; il luttait contre l’envie de l’avoir et ne tardait pas à y céder ».

Il aura tout de même réussi, par son manque de volonté réelle, à créer le néant dans sa vie. Il finira loin de la richesse à laquelle il avait aspiré et encore plus loin des amours qu’il aurait pu avoir. Frédéric devient l’archétype de la vie vécue en spectateur, de l’existence réduite à la routine.

Inscrivez-vous pour continuer à lire Frédéric Moreau >

Dissertation à propos de L’Éducation sentimentale