L’Enfant

par

M. Vingtras

Il est le « fils d’un paysan qui a eu de l’orgueil et a voulu que son fils étudiât pour être prêtre ». Mais, nous faisant penser à son fils Jacques, il n’est jamais devenu prêtre mais a choisi un autre chemin. Il est d’abord surveillant dans une école avant d’être nommé professeur à Saint-Étienne puis à Nantes. Antoine Vingtras a l’air d’être un professeur tout ce qu’il y a de plus banal – il craint de montrer de la préférence envers son fils qui est aussi son élève, il frappe les enfants qui n’étudient pas et il subit des railleries de la part de ses élèves à cause de son comportement, de ses vêtements et de son nez allongé : « ils ne me disent rien qui me fasse de la peine, mais j’entends ce qu’il disent de mon père, comment ils l’appellent. »Mais à l’inverse de sa femme qui est fière d’avoir épousé un professeur, M. Vingtras ne semble pas s’épanouir dans son travail. Il pense que ce travail lui a durci le cœur, ce qui l’empêche d’éprouver de la tendresse pour son fils et de se rapprocher de lui.

Antoine Vingtras ne mentionne jamais le fait que sa femme, dont il est dépendant, pourrait également être la cause de ses relations distantes avec son fils. En effet, M. Vingtras est un homme qui obéit à sa femme et qui de plus appréhende quelque peu sa présence. Elle représente un poids dont il est libéré quand elle s’absente. Sur le bateau en direction de Nantes, on ressent bien de la complicité entre père et fils à travers les moments agréables passés ensemble loin de Mme Vingtras. Antoine se métamorphose aussi lorsqu’il est en compagnie de Mme Brigolin, une dame avec qui il finira par avoir une affaire. D’ailleurs, Jacques s’en rend bien compte quand il dit : « C’est mon père qui paraît heureux. Il joue comme un enfant ». Tout comme pour la mère, à la fin du roman, on assiste à une réconciliation entre père et fils.

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