L'herbe bleue

par

Le récit vivant et édifiant d’une descente aux enfers

Le premier contact d’Alice avec la drogue a lieu lors d’une soirée organisée par des personnes qu’elle ne connaît pas, alors qu’elle ingère, à son insu, du LSD. Se rendant compte que la drogue provoque chez elle un état de bien-être immédiat, qu’elle lui permet d’oublier toutes ses inhibitions, tous ses complexes, elle décide d’en tester d’autres afin de retrouver ces effets qui lui plaisent tant. Rapidement, Alice devient dépendante de ces états hallucinatoires, pleins de sensations nouvelles. La drogue lui donne le sentiment d'être en vie en l’amenant à braver l’interdit, à frayer avec le danger, mais surtout en l’incluant dans un groupe où elle a l’impression d’avoir enfin trouvé une place.

La descente aux enfers d’Alice est sensible jusque dans l’écriture et la construction du journal. En effet, le langage employé est de plus en plus familier, témoignant d’un relâchement de l’attitude de la jeune fille au fur et à mesure que l’on avance dans la lecture. Bientôt le récit devient décousu, le suivi des dates ne se fait plus ; la drogue entraîne une perte totale de la notion du temps : il n'y a plus mention de jours ni d'heures, seulement le récit d’instants de plénitude entrecoupés de périodes de manque de plus en plus douloureuses.

Les mots employés sont crus, durs et il n'y est plus question que de haschisch, d'acide ou de LSD. Alice est entrée dans un monde violent, où sexe et drogue vont de pair : l’innocence du début du récit a disparu. Avec...

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