L'herbe bleue

par

À nouvel univers langage nouveau : les limites de la compréhension

Dans ce texte, le lexique utilisé estrelativement compliqué car la description des expériences d’Alice requiert l’emploid’un vocabulaire très spécifique. En effet, on retrouve, tout au long dujournal, le lexique de la drogue et tous les éléments s’y rapportant.

De nombreux substantifs référant auxdifférentes sortes de drogues sont employés – « speed », « benny »,« dexies », « acide », etc. – qui renvoient à dessubstances stimulantes, hallucinogènes, ou encore décontractantes quel’adolescente prend. On retrouve également des termes propres à l’univers destoxicomanes – « envapé », « stim », « les caves »etc. – qui, comme chaque groupe social, possède son propre langage, ses proprescodes et ses propres règles. La compréhension du texte s’avère difficile sansconnaissances personnelles, ou sans l’aide des quelques annotations del’auteur. De plus, le lecteur est confronté à tout un réseau de champs lexicauxqui se rattachent à celui de la drogue et qui ont trait au manque, à ladéchéance, aux délires hallucinatoires, etc.

Lorsque la narratrice entre en phasehallucinatoire, elle tente de nous confronter à toutes les sensations qu’elleressent, aux choses qu’elle voit, aux sentiments qu’elle éprouve, mais lediscours est confus et décousu, rendant la visualisation parfois difficile pourle lecteur. Le champ lexical du délire mobilise ses cinq sens et fait appel à l’imagination.Le lecteur doit aussi faire montre d’une flexibilité d’esprit pour suivre lefil de l’hallucination qui n’a ni sens ni suite logique. La représentationmentale des éléments décrits est alors compliquée : le lecteur ne peut se figurerque vaguement les effets que la drogue a sur Alice, et là se trouve la limitede la fidélité du message à l’expérience vécue.

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