L'insurgé

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La violence dans L'insurgé

Les révolutions sans violence sont rares, et la Commune de Paris fut un événement sanglant, en particulier dans sa répression. Le lecteur voit l'action politique évoluer : on passe des protocolaires visites de délégations à des députés à une action plus physique, puis violente. Les partisans de la révolution se sentent héritiers de leurs ancêtres de 1793, ils sont « la Révolution en habits d'ouvrier ». Les modérés, eux, ne sont pas forcément tendres : quand Vallès-Vingtras tente de se rendre là où les décisions se prennent, on lui refuse l'entrée : « quand j'ai voulu entrer à l'Hôtel de Ville, on m'a écrasé les pieds à coups de crosse. » Le traitement est rude, mais ce ne sont qu'enfantillages comparé à ce qui va survenir.

Quand les Versaillais forcent l'entrée de la capitale, c'est la boucherie qui commence. D'une part, la justice expéditive de la foule, violences que Vallès-Vingtras réprouve car elles relèvent à ses yeux d’une « tuerie en dehors de la bataille », qui n’a donc pas lieu d’être. Ce qu'il veut, c'est le combat, et non voir un éventuel coupable lynché, « noyade d'un homme dans les vagues humaines. » Mais les communards sont sans illusion sur ce qui les attend s'ils sont pris. L'un d'eux déclare à Jacques : « Mon cher, ces lignards nous auraient déjà hachés s'ils avaient pu, quand nous prêchions la guerre à outrance. Ils nous arracheront cette fois les yeux avec le tire-bouchon de leur sabre, parce que c'est à cause de nous qu'on les a fait revenir de leurs villages. » Il ne se trompe pas. Très vite, la situation est désespérée, le canon tonne, « une douzaine d'obus éclatent autour de la...

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